Hombourg fut l'oeuvre de 1'’Universite de Nancy, qui effectuait
d’ailleurs ainsi une sorte de retour aux sources puisque
Hombourg faisait partie au XVIIe stä&cle du Duche6 de Lorraine,
C'est 1ä Egalement qu'allait &tre cre6 en 1947 un "Institut
d’E&tudes superieures de 1'Universite de Nancy en Territoire
sarrois", transfere ä Saarebruck en 1948 et transforme alors
en une Universite independante compos&e de quatre Faculte&s:
la Medecine restait ä Hombourg, tandis aue les Lettres, le
Droit et les Sciences prenaient .leurs quartiers a la Caserne
Below. Le röle de 1l'Universite@ de Nancy &tait acheve: 1'Universite
de la Sarre existait, et allait vivre sa vie propre.
Les 1liens n'&taient pas pour autant rompus, et aujourd'hui
encore, plusieurs professeurs nanc&iens viennent regulierement
enseigner dans votre Universit&, notamment au Centre
d’etudes juridiques francaises, dans lequel on peut preparer
le DEUG francais - le Diplöme d'&tudes universitaires generales
- de Droit. Vous &tes, me semble-t-il, la seule Univeresite
d’Allemagne federale habilit&e ä d&cerner des diplömes homoluques
en France.
Nos rapports ne demeurent pas seulement 6troits par les &changes
de professeurs: nous 6changeons &galement, ce qui est
la chose la plus importante qui soit, des &tudiants: qu'il
s'ägisse du Droit, de la M6decine, des Sciences ou de 1'Histoire
et de la G6Eographie, l'Universite de la Sarre accueille
chaque annee des &tudiants nance6iens, et les Universite de
Nancy I et Nancy II accueillent des Etudiants sarrois. Rien
n'est plus utile que ce developpement des cursus int&gr&6s
pour faciliter l’interpenetration entre les syst@ms europ6&ens
d’enseignement superieur. Rien n'est plus n6cessaire que cette
banalisation des sejours d’E6tudes ä 1l'6tranger pour renforcer
ou m6öme faire naitre ce sentiment d'une identite& commune,
cette conscience d'appartenir, malgre nos diff&rences
linguistiques et culturelles, ä une möme entit& g&ographique
et politique., aui est 1'Europe.
L'Europe, 1'Europe des Universites, 1l’Europe de la Culture,
il y a bien longtemps que le President Richard Meiser et moi,
nous essayons d'y contribuer. Nous n'&conomisons pas notre
peine, ni notre temps, pour travailler ä ce grand oeuvre, qui
n’est pas la pierre philosophale, mais bien la cl& de notre
avenir coammun.
Que sera, dans un demi siecle, ce morceau de continent öu
nous vivons, Face aux Etats-Unis, au Japon, aux pays du Sud-Est
asiatique, si nous n'avons pas su cr&er, dans le respect
de nos diversit6&s, une Europe veritable, capable d'ätre sur
la scene internationale, non pas seulement un partenaire dans
les n6&gociations commerciales multilat&rales, non pas seulement
une terre d'investissements ou un producteur de technologies
de pointe, mais aussi une ref&rence culturelle, un
havre de libertä&s, un modeäle de democratie?
Nos Universit&s participent ä cet ambitieux dessein. Par le
developpement de la cooperation, par l'6&change de leurs &tuidiants,
par la collaboration de leurs laboratoires de recher-