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de certains agents, tel celui qui, ayant saisi chez un exnoble
des tonneaux pour une valeur de 12.000 livres, imarina
de les démolir pour en tirer le fer des cercles valant
à peine 600 livres.
Le régime des réquisitions s’était adouci en automne
1794; l’arrèté du 9 vendémiaire ITT (30 septembre 1794)
sp’eifiait que les agents du pouvoir exécutif devaient laisser
aux paysans les bestiaux et denrées qui leur étaient
nécessaires, les denrées indispensables aux armées devaient
être achetées. Les objets susceptibles d’être requis et envoyés
en France seraient payés aux trois quarts du maximum.
Les paiements devaient être acquittés en assignats,
par contre les contributions imposées étaient exigées en
numéraire.
Le 29 frimaire TIT (19 décembre 1794) les représentants
Merlin de Thionville et Feraud pouvaient annoncer aux
populations la suppression de l'agence d'évacuation; les
réquisitions devant, désormais, donner lieu à paiement.
Les réquisitions paraissent avoir pris fin vers février
1795, en effet, le 30 pluvièse ITI (18 février 1795), le Comité
de Salut public, annonçant qu’un entrepreneur avait soumissionné
pour la fourniture d'avoine et d’orge pour les
armées, spécifiait qu’ « à compter du moment de l’acceptation
du présent marché, toutes les commissions établies
pour les réquisitions de grains dans le Palatinat et les pays
conquis adjacents seront annulées. .
Réquisitionner bétail, denrées, étoiles, ete…, et les rassembler
était assez facile, la grande difficulté était de les
évacuer; le seul moyen possible dans ces régions était le
charroi. À cette époque le train des équipages militaires
n'existait pas, il eût d’ailleurs été insuffisant; il fallait
requérir, comme pour les services de l’armée, voitures,
chevaux et conducteurs dans les départements voisins de
la frontière, à plusieurs centaines de kilomètres parfois
du lieu de chargement. Les populations frontières étaient
excédées de ce service qui, depuis le début des hostilités,
SARRE