rante-huit heures, pour les besoins de l’armée : 5.000 chemises,
500 couvertures de laine, 2.500 paires de draps de
toile de chanvre ou d’étoupe, 700 paires de souliers neufs
ou bons, 700 paires de bas de laine, tous les draps de laine
et tous les chapeaux utilisables pour l’armée existant alors
chez les marchands, tous les cuirs ouvrés ou tannés, toutes
les armes, selles, brides, bottes; tous les cordonniers étaient
mis en réquisition pour le service des troupes.
Un autre document nous apprend qu’à la date du 22 janvier,
Il y avait à Metz et environs, provenant des prises
faites sur l’ennemi, 1.486 bêtes à cornes.
Le 22 nivôse II (11 janvier 1794), le Comité de Salut
publie, conformément aux intentions de la Convention
nationale décida d’envoyer dans le Palatinat, deux agents
pour prendre connaissance des réquisitions déjà faites
par le commandant de l’armée et, d’accord avec celui-ci,
continuer l’exploitation du pays.
L'arrêté du 5 pluviôse (24 janvier) du Comité de Salut
public déterminait leur rôle : « Faire rassembler toutes les
bêtes à laine, à cornes et les cochons qui s’y sont trouvés
et se trouvent encore dans ces contrées; les faire rentrer
dans l’intérieur, pourvoir à ce que les moutons, les
bœufs et vieilles vaches soient mis en consommation et
que les cochons soient convertis en salaisons; que les
femelles de l’une et de l’autre espèce soient conservées
pour la propagation.
« Tous les agents de la République concourront de tout
leur pouvoir à l’accomplissement de toutes ces mesures.
« Les représentants du peuple près les armées du Rhin
et de la Moselle en surveilleront et appuieront l’exécution
de tout leur pouvoir.
«…L’intention de la Convention nationale étant que les
mesures adoptées pour l’enlèvement et le transport de
tout ce qui est et peut être dans le Palatinat et à l’usage
et à la disposition de la République et des armées, soient
exécutés avec la sévérité et l’exactitude que prescrivent impé-