Demaidy, rue des Bénédictins; elle y fut conduite, toujours
suivie de sa sentinelle, le 18.
Les représentants du peuple décidèrent qu’il lui serait
allouée pour son entretien une somme annuelle de 12.000
livres prélevée sur les fonds provenant de la vente des
biens de Nassau (l).
A plusieurs reprises, la princesse sollicita sa mise en
liberté, ou, tout au moins, d'être libre dans l’enceinte de
la ville de Metz, mais ni le département, ni les représentants
du peuple, ni le Comité de salut publie n’y consentirent.
Finalement, le Comité de Süreté générale prescrivit son
envoi à Paris avec les quatre femmes attachées à sa personne
(les « otages femelles » écrivait Gottwaltz le capitaine
de gendarmerie de Metz). Elle partit le 13 messidor II
(1er juillet 1794) à 7 heures du matin, sous la garde de
deux gendarmes.
Les frais de voyage furent prélevés sur les fonds appartenant
à la princesse.
Pendant sa détention, celle-ci avait été inscrite sur la
liste des émigrés du département de la Seine; le 1e ventôse
V (19 février 1797), son fondé de pouvoirs à Paris, Le
Poivre, demanda à la municipalité de Metz un certificat
constatant la présence de la princesse en cette ville à l’époque
de sa détention.
Un an auparavant, le ministre des Finances avait écrit
au département pour lui faire restituer les objets saisis
lors de son arrestation, une partie seulement fut retrouvée,
le reste ayant été vendu.
SOURCES
AuLarp, V, 149, 2 juillet 1793, p. 324, 21 juillet 1793.
Archives de la Moselle : L 135, 5 juin 1793 — L 136, 25 juillet
{1} Les biens personnels de la princesse furent l’objet d’un séquestre spécial
et l'inventaire lui en fut remis à Metz.