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ment les Mayençais qui perdirent leurs bagages aux environs
de Sarrelouis; l’on s’ingénia à leur venir en aide :
les communes, les districts, le département avancèrent les
premiers fonds nécessaires. Le 15 septembre 1793, un décret
de la Convention Nationale pourvut aux besoins des Mayençais;
le 5 frimaire II (25 novembre 1795), un nouveau décret
alloua des secours aux Deux-Pontois pour rentrer
chez eux et prescrivit au général commandant l’armée de la
Moselle de les remettre en possession de leurs biens; le
bénéfice de ce décret fut étendu à tous les Rhénans fug:-tifs
le 15 nivôse II (4 janvier 1794). Plus tard, un arrêté
du Comité de Salut public fixa, le 8 thermidor II (26 mai
1794), le secours alloué à la valeur de la journée de travail,
telle qu’elle avait été établie dans chaque district en 1790,
augmentée de moitié; les femmes, et enfants au-dessus de
douze ans devaient recevoir les deux tiers de cette somme
et les enfants de moins de douze ans le tiers, soit respectivement
pour le district de Metz : 22 sols 6 deniers, 15 sols
st 7 sols 6 deniers.
Enfin la loi du 26 brumaire III (16 novembre 1794) fixa
ces allocations à 150 livres par mois pour les hommes,
{00 livres pour les femmes et 50 livres pour les enfants de
moins de vingt ans.
Dans la suite, au fur et à mesure des progrès de nos
armées, la plupart des réfugiés regagnèrent leur pays
natal.
En dehors des patriotes en question, des secours furent
accordés à des Mavençaises ayant épousé des soldats
français.
Notons enfin la présence, en septembre 1793, au séminaire
de Nancy, de trois Mayençais.
Dans la liste ci-après, on remarquera les situations sociales
les plus diverses, que ces patriotes sont de tous âges,
et on peut rendre hommage à ceux d’entre eux qui, chargés
de famille, n’ont pas hésité à tout sacrifier à leur idéal
de liberté.