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mé expressément pour cette occasion par le roi de Prusse
avec l’assentiment du duc de Cobourg.
Maintenant, il reste à signaler encore deux omissions qui
sont vraiment regrettables.
À en croire le cortège historique de Saint-Wendel, cette
ville n’existe que depuis l’an 600 environ; on se rappelle
que le n° 1 du cortège présentait l’arrivée du saint missionnaire
Wendelin. Mais la ville est d’origine antégermanique,
car la propriété franque Bosonis villa qui devint plus tard
Saint-Wendel remonte à un domaine gallo-romain, et il
n'existe aucun doute que tout le pays était déjà habité
à l’époque celtique et même préceltique. Il manquait donc
en tête du cortège historique un ou deux groupes rappelant
la toute première période de l’histoire de Saint-Wendel et
de son pays, sa longue et certainement très importante période
prégermanique.
Afin de rester fidèle à la vérité historique, il aurait aussi
fallu, dans le cortège historique, un groupe rappelant la
glorieuse période napoléonienne à Saint-Wendel, cette période
si riche en heureux et importants événements qui
se déroulèrent dans cette ville et son pays sous l’égide du
grand maire Charles Cetto. Celui-ci était le descendant d’une
famille italienne qui était venue s’installer dans l’archevêché
de Trèves longtemps avant la Révolution française.
Cetto était chevalier de la Légion d’honneur et le champion
de l’idée française dans la région nord de la Sarre depuis les
dernières années du xvir1 siècle. C’est cette période, la
deuxième période française de Saint-Wendel, qui a laissé
tant de grands souvenirs parmi la population autochtone
de Saint-Wendel et des environs. L'histoire ne pourra jamais
oublier qu’à Saint-Wendel, les braves vétérans de la
deuxième période française, les glorieux soldats de Napoléon
Ier, se rendaient chaque année, au 15 août, le drapeau
bleu-blanc-rouge en tête de leur cortège, à la basilique de
saint Wendelin pour y célébrer la fête du grand empereur
qui, hélas, n’était plus, mais qu’ils ne pouvaient oublier.