6° L'entrée à Saint-Wendel du duc de Marlborough
et de son armée, le 26 octobre 1704
79 L'entrée des sans-culottes, le 19 novembre 1792 (cortège
français).
89 L’entrée du général prussien Blücher, le 9 janvier
1814.
90 L'arrivée à Saint-Wendel du duc Ernest de Saxe-Cobourg-Gotha,
en juillet 1822.
109 Promenade en voiture de la duchesse Louise et de sa
nombreuse suite (après 1824).
119 Sortie de la garde civique de Saint-Wendel pendant
la période de l’agitation révolutionnaire en 1832.
Ce programme du cortège historique appelle certaines
remarques, et nous restons ici sur le terrain de l’histoire.
Le groupe n° 4 était intitulé : L'entrée de Franz de Sickingen,
le 3 septembre 1522 (« Der Einmarsch Franz von
Sickingens am 3. September 1522 »). Le groupe suivant, le
groupe n° 5, avait pour désignation : L'incendie de la ville
par les Français, le 2 février 1677 (« Die Verbrennung der
Stadt am 2. Februar 1677 durch die Franzosen »).
Récapitulons les faits de l’histoire.
Pendant la guerre de Hollande (1672-1679) qui, en partie,
se déroula aussi dans le Palatinat sur la rive gauche du
Rhin, l’archevêque et prince-électeur de Trèves accorda
aux troupes françaises le droit de passage à travers son pays,
et celles-ci occupèrent plusieurs fois la ville de Saint-Wendel.
En 1673, Turenne campa près de Reinsfeld à l’est de
Trèves, où il reçut la visite de courtoisie du comte Jean-Louis
d’Ottweiler, ancien colonel dans l’armée française,
accompagné du maire Michaelis de Saint-Wendel.
En 1674, Turenne avait établi son camp à Raunen à l’est
de Berncastel. Il avait reconnu que Saint-Wendel qui commandait
les grandes routes entre Metz et le Palatinat
pouvait devenir un grave danger pour la France, si l’ennemi
réussissait à s'emparer de cette place forte. Turenne
décida donc de démanteler la ville fortifiée de Saint-Wendel.