le pays du Rhin moyen, en Alsace et en Lorraine, dans les
pays de Trèves et de Cologne. Vers le nord-est, son culte
s‘avança jusqu’en Hesse supérieure et en Franconie.
De l’Alsace, le culte de saint Wendelin remonta le Rhin
jusqu’au cœur de la Suisse; il existe encore aujourd’hui
sur le lac des Quatre-Cantons, à Lugano et dans le Tyrol
voisin.
Il y a des églises dédiées à saint Wendelin dans l’ancienne
Silésie autrichienne et en Moravie; il y en a même dans les
États-Unis de l’Amérique du Nord, grâce aux nombreux
colons originaires de Saint-Wendel et de son pays.
Les pèlerinages eurent lieu chaque année, mais ces fètes
revêtirent un éclat tout particulier durant les années
signalées où eut lieu l’exposition des reliques de saint
\Vendelin dans la châsse ouverte. Puis ils devinrent moins
[réquents et furent mème assez souvent interrompus pendant
les périodes troublées depuis le milieu du xvi® siècle
jusque vers la fin du xvrr2 siècle (Réforme et guerres de
religion, guerre de Trente ans et toutes celles qui suivirent
sur la rive gauche du Rhin).
En 1784, l'archevêque de Trèves Clément Venceslas dé-[endit
tous les pèlerinages qui exigeaient plus d’une heure
de marche. Ce fut la ruine des fêtes de Saint-Wendel.
L'archevêque avait pris cette mesure dans l’intérêt du
travail et de l’industrie naissante, dit-on; mais il ne
faut pas oublier que c’était le siècle « philosophique ». Toutefois,
sur les réclamations de la ville de Saint-Wendel, les
pèlerinages furent de nouveau autorisés en 1790, à condition
que les pèlerins seraient accompagnés par les curés
des villages d’où ils venaient.
Le xix® siècle, siècle des guerres, des révolutions, du
Kulturkampf, ne fut pas propice aux manifestations publiques
en l'honneur des saints. Pourtant, en octobre 1896,
eurent lieu les grandes fètes de saint Wendelin organisées
grâce à l’initiative de l’évêque de Trèves, l’Alsacien Michel-Félix
Korum. Ce fut une manifestation qui dépassa en