furent portées à travers la ville au cours de trois grandes
processions, le 29 juin, à la chapelle de sainte Anne; le
3 juillet, à la chapelle de saint Wendelin près de la source
miraculeuse; le 5 jtillet, au couvent des pères de la mission
de Steijl en Hollande (Missionshaus).
Le 10 juillet, dernier jour des fêtes du centenaire, l’évêque
de Spire célébra dans la basilique de saint \Wendelin
une deuxième messe pontificale, et la chässe avec le squelette
du saint fut de nouveau placée dans le sarcophage
qui se trouve dans le chœur devant le maitre-autel de la
basilique. On sait que le deuxième sarcophage placé derrière
le maitre-autel est actuellement vide.
L’affluence des pèlerins venus à Saint-Wendel vénérer
les reliques du saint pendant les fètes du sixième centenaire
a été grande, et l’Administration des chemins de
fer de la Sarre avait dù organiser, à plusieurs reprises, un
service de trains spéciaux.
Les honneurs à la dépouille de saint Wendelin, le patron
de l’agriculture et de l'élevage du bétail, enterré sur les
lieux où il avait exercé sa mission, commencèrent à être
rendus de très bonne heure. Le culte de saint Wendelin
ne fit qu’augmenter, bien que l’histoire de ce culte n’a
été écrite qu’au dix-huitième siècle : le premier livre
écrit sur saint Wendelin parut à Trèves en 1704. Il est
l’œuvre de Nicolas Keller, nommé curé de Saint-Wendel
par l’évêque de Metz en 1697. Auparavant, ce prêtre,
originaire de Saint-Avold, avait été curé de Bouzonville,
deux localités lorraines. En 1711, l’évêque de Metz nomma
Nicolas Keller curé à Deux-Ponts. C’est lui qui maria
Gustave-Samuel-Léopold, comte palatin et duc de Deux-Ponts,
à Louise-Dorothée Hoffmann de Sarrebruck. La cérémonie
religieuse eut lieu au château de Gustavsburg, aujourd’hui
Jägersburg (1).
En 1318, l’évêque de Metz accorda, le premier, des indul-=
sc
(1) Voir mes articles sur Jägersbourg, Journal de ta Sarre.
1932, N® 3 et à