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307 pages, 7 tableaux et 205 gravures dans le texte ou
hors texte.
Ce livre, sur les monuments artistiques de la ville et du cercle
de Sarrebruck, comble une lacune qui existait dans la littérature
sur la Sarre. Si l’on en excepte les œuvres de Lohmayer sur
l’architecte Stengel, sur le peintre sarrois Dryander et sur les porcelaines
d’Ottweiler, le savant livre du regretté professeur Ruppersberg
sur Saint-Arnoual, il n’existait en effet aucune étude
d’ensemble des œuvres d’art en Sarre. Or celles-ci sont beaucoup
plus nombreuses qu’on ne le croit généralement. On est habitué
en particulier à considérer que Sarrebruck n’est qu’une grande
ville industrielle, dépourvue de tout vestige du passé, et que
toute petite en 1800, elle s’est développée en cent ans à la manière
des villes américaines.
S'il est exact que les vieux quartiers de Sarrebruck et de Saint-Jean
n’occupent qu’une place très petite dans l’immense agglomération
qui a réuni en une seule commune l’ex-résidence des
Princes de Nassau-Sarrebruck, sa tête de pont mi-bourgeois,
mi-paysanne, Saint-Jean et la cité ouvrière de Maistatt, le
Molstat des vieilles cartes, il n’en est pas moins vrai que les
vieux quartiers ont échappé pour la majeure partie à toute transformation.
La vieille place de Saint-Jean, la place du Château, celle de
la Ludwigskirche, malgré les modifications qu’elles ont subies,
hélas, présentent encore des ensembles qui méritent qu’on les
examine et qu’on les étudie.
La plupart de ces ensembles datent du xvrr12 siècle, de cette
charmante époque où une société aimable faisait le charme des
cours sarroises, mosellanes et rhénances.
Leur étude est d’autant plus intéressante pour nous Français
qu’ils portent visiblement la marque de notre influence artisbique.
Il est curieux de constater que Louis XIV, comme plus tard
Napoléon, jouiront d’une popularité extraordinaire, non seulement
en France même, mais dans toute la région entre Moselle
st Rhin, et que cette popularité qui oubliera les heures tragiques
de ces deux fins de règne, se développera surtout vingt ans après
la mort des intéressés.
L’auteur a consulté les archives des monuments de la province
rhénance, qui se trouvent à Bonn. Il a compulsé de nombreuses
publications, telles les Bulletins des Rheinischen Vereins für
Denkmalpflege und Heimatschütz.