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LES STUMM
Le plus actif des Stumm, dit Stumm-Halberg, du nom
du château qu’il possédait sur le Halberg, près de Sarrebruck,
fut le baron Charles Ferdinand qui, né le 30 mars
1836 à Sarrebruck, avait épousé, le 8 mai 1859, la fille de
Bôcking, un Rhénan gagné à la Prusse à qui il fit donner
les pays de la Sarre moyenne en 1815, grâce à ses intrigues.
(Voir BABELON, Aux pays de la Sarre.)
Persuadé que le socialisme était une force qui devait
être endiguée, le baron Stumm créa des œuvres sociales
bien dirigées, mais sur lesquelles il faisait peser une stricte
et rigide discipline.
C’est en 1806 que les frères Sturmm créèrent, à Neunkirchen
les établissements métallurgiques : « La Neunkirchener
Eisenwerk ». Ayant mis à partir de 1880 leur affaire
en commandite, ils étendirent peu à peu son action, en
dehors de la Sarre.
L’amitié des Empereurs de Prusse qui les avaient anoblis,
leur valut une influence colossale. Le 25 avril 1892,
Guillaume IT, accompagné de l’Impératrice, descendit chez
les Stumm à Neunkirchen.
Dès 1895, le très grand industriel qu’était le baron
Charles Ferdinand de Stumm-Halberg était devenu si
puissant qu’il était surnommé « Le Roi de la Sarre ».
Si le baron Stumm estimait qu’il devait développer les
œuvres d’assistances ouvrières, ce n’était pas pour endiguer
le flot montant du socialisme, mais rigide protestant, il
a donné à toutes ses œuvres un caractère’ confessionnel et
ses successeurs ont continué son action.
Dans un de ses livres, G. Goyau qui est certainement l'un
des Français qui connaissait le mieux l’Allemagne d’avant
1914, écrivait
M. de Stumm gère à la façon d’un fief l’opulente vallée de la
Sarre. Il a toujours fait effort pour être un bon patron. Îl