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Journal, on peut lire ce qui suit (un article du D' Kuntchert,
médecin à Fraulautern (anciennement Loutre) avait appelé
ce complément de Mme G. Becking) :
« Le premier blessé français de la guerre fut soigné par
une dame de Sarrelouis qui existe encore et est à Fraulautern.
« Sur ordre de l'autorité militaire, à la déclaration de
guerre, sept dames de Sarrelouis furent envoyées à Vôlklingen,
pour soigner les blessés dans l’hôpital mobilisé dans
celui de la Knappschaft et dirigé par le D' Kuntchert.
« Un soldat qui avait été blessé très sérieusement à la
tête par un coup de sabre donné par une patrouille de hulans
et fait prisonnier, nous fut amené. Une dame de Sarrelouis
le reçut. Ainsi d’ailleurs d’autres blessés français; elle parlait
admirablement le français. Cette dame a aujourd’hui
soixante et onze ans et elle est la seule survivante des sept
dames de Sarrelouis qui avaient été envoyées à Vôlklingen. »
Ces sept habitantes de Sarrelouis faisaient partie de la
Croix-Rouge, la plupart d’entre elles étaient des Prussiennes
immigrées, femmes d’officiers et de fonctionnaires. Mais
il y avait aussi une sarrelouisienne de vieille souche.
Mme Becking appartenait à la bourgeoisie : si elle savait
l’allemand, elle parlait aussi bien le français.
Faut-il rappeler ici que Sarrelouis fut ‘appelé jusqu’en
1890 par les Allemands un « Franzosen rest », un nid
de Français. Faut-il rappeler que jusqu’en 1914, la ville
fut volontairement laissée en dehors du mouvement économique
dont le développement de 1860 à 1910 fut tel que
Sarrebrück et Saint-Jean qui comptaient à peine autant
d'habitants que Sarrelouis en 1814, en ont aujourd’hui
125.000 (avec Malstadt Burbach, il est vrai) contre 17.000?
Faut-il rappeler que de 1790 à 1815, la ville de Sarrelouis
fournit 200 officiers dont un maréchal de France aux armées
républicaines puis impériales?
Faut-il rappeler que de 1815 à 1914, réunie pourtant à la