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Les protestants possédaient toutes les églises à l’exception
de celle de Kirberg, la plupart des églises étaient soumises
au sinultaneum. Par rapport au culte catholique le
comté de Saarwerden continuait d’appartenir, comme
anciennement, au diocèse de Metz jusqu’à l’époque du Concordat,
où il passa, Bouquenom y compris, à celui de
Strasbourg.
Le comté de Saarwerden et la prévôté de Herbitzheim
avaient été, pour des raisons indiquées plus haut, longtemps
possédés et administrés en commun. Mais pour
éviter désormais les tiraillements et les débats qui arrivèrent
fréquemment, la maison de Nassau-Weilbourg
procéda au partage par acte du 27 mai 1745. Guillaume-Henri,
comte de Nassau-Saarbrücken (7 1768), petit-neveu
de Gustave-Adolphe, mort en 1677 à la bataille de Kochersberg,
en reçut les deux tiers pour sa part, l’autre tiers fut
attribué au prince Charles-Auguste de Nassau-Weilburg
(+ 1753).
Le lot de Guillaume-Henri comprenait 29 villages; le
prince Charles-Auguste reçut 11 villages, et en forma le
bailliage de Neu-Saarwerden ressortissant à la régence d’Usingen.
Le comte Guillaume-Henri, de son côté, fit du village
de Harskirchen le chef-lieu des localités à lui échues;
le bailliage de Harskirchen ressortissait à la régence de
Saarbrücken.
Quoique protestant, le comte de Saarwerden traita avec
bienveillance ses sujets protestants et catholiques, prélérant
son intérêt territorial et la paix intérieure à la vaine
satisfaction d’un fanatisme religieux, sachant gagner ainsi,
par surcroît, les bonnes grâces de son puissant voisin, le
roi de France. Celui-ci continuant à cet égard la politique
de son prédécesseur, et ayant à cœur les intérêts des catholiques
des régions autrefois soumises à la France conclut,
le 15 décembre 1766 avec le comte Guillaume-Henri, une
convention au sujet de la construction de plusieurs églises
catholiques dans la partie du comté de Saarwerden qui