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den, fut conférée, dans la suite, en fief masculin aux barons
de Kerpen qui en restèrent les propriétaires jusque vers la
fin du xvirre siècle.
La veuve du comte Jean-Louis, mort le 18 juin 1545,
se retira dans le château paternel de Saarwerden où elle
termina ses jours en 1547. Sa dépouille mortelle fut inhumée
dans l’église de Bouquenom.
Philippe, l’ainé des trois fils du comte Jean-Louis, étant
mort prématurément, ses frères Jean et Adolphe se partagèrent
l’opulent héritage. Le comté de Saarbrücken
obvint à Jean, le comté de Saarwerden avec Lahr et Mahlberg
(moitié) au comte Adolphe. Sous celui-ci la Réforme
sS’introduisit, vers 1558, dans le comté de Saarwerden.
Des réformés français que les persécutions religieuses ont
ait fuir leur patrie, profitèrent de la tolérance de ce comte
(ï 1559) pour s’établir sur son territoire hospitalier.
La diffusion du protestantisme s’accentuait encore
davantage quand, après le décès de son frère, Jean IV
prit en main le gouvernement du comté de Saarwerden
(1559 à 1574). Ce furent principalement les calvinistes
venus de France et des Pays-Bas qui, sur les démarches
de Guillaume F'arel, zélé disciple de Calvin, auprès du
prince et son intendant à Saarwerden, trouvèrent le refuge
à leur convenance dans ce petit coin entre l’Alsace et la
Lorraine.
Un certain nombre de villages ont, par suite de ces immigrations,
conservé, jusqu’à nos jours, le surnom de « welsche
Dôrfer ». Ce sont : Altweiler, Gürlingen, Burbach, Rauweiler.
Kirbach.
Jean IV se voyant privé d’enfants légitimes en 1571,
fit don de son héritage paternel à ses cousins, les frères
Albert et Philippe III, comtes de Nassau-Saarbrücken
de la branche de Weilbourg. À la mort de Jean IV, survenue
trois ans plus tard, la maison de Lorraine s’empressa de
renouveler ses anciennes prétentions sur le comté de Saarwerden.
Elle fit aussitôt les préparatifs nécessaires pour