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consentement de ses gendres, une collégiale dans l’église
de Fénétrange et la dota richement.
Le comte Nicolas de Moers-Saarwerden n’eut de Barbe
de Fénétrange que deux filles nommées Jeanne et Anastasie.
Elles étaient les plus riches héritières de la contrée.
Le Rhingraf Jean VI de Salm brigua la main de Jeanne,
le mariage fut célébré en 1478; l’autre fille prit pour mari
Gerlach IV, comte d’Isembourg.
A la mort du comte Nicolas de Moers-Saarwerden ses
deux frères, Jean !II et Jacques IT, ses héritiers féodaux,
furent mis en possession du comté de Saarwerden et le
gouvernèrent en commun. À court d'argent ils vendirent
à Christophe, margrave de Bade, la pleine propriété des
seigneuries transrhénanes de Lahr et de Mahlberg moyennant
la somme de 44.000 florins. Ces deux seigneuries restèrent
indivises jusqu’en 1629, époque à laquelle elles
furent partagées entre Guillaume de Bade (Mahlberg) et
la maison de Nassau-Saarbrücken (Lahr).
[il
LES COMTES DE NASSAU-SAARBRÜCKEN
(1527 à 1793)
Les deux frères, Jean III (7 1507) et Jacques II, comtes
de Moers-Saarwerden, n’ont eu, le premier qu’une fille,
nommée Catherine, qui épousa, en 1506, Jean-Louis, comte
de Nassau-Saarbrücken; du second il n’est resté qu’un
fils, Jean-Jacques, tombé en démence. Par un pacte de
lamille, fait sous les auspices d’Antoine, duc de Lorraine,
les droits de Catherine, sur la moitié du comté de Saarwerden,
étaient reconnus et assurés, et il fut stipulé que
l'autre moitié serait assignée à Jean-Jacques pour lui
permettre de vivre. A sa mort, en 1527, cette portion revint
à Jean-Louis, époux de Catherine de Moers-Saarwer-