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les enfants qui suivent : Jacques I, qui succédera à son
père, Jean II, qui mourut en bas âge et Nicolas qui suivit
la carrière ecclésiastique. La lutte soutenue pendant une
série d'années pour assurer à ces enfants l’héritage de leur
aieul, Henri de Geroldseck, a fini par ébranler les finances
de la maison de Moers-Saarwerden. Aussi les comtes
Jacques I et Jean II, dès qu’ils eurent pris en mains la
gestion des affaires, se virent-ils dans la nécessité d’engager
à Jacques, marquis de Bade, la moitié indivise des seigneuries
de Lahr et de Mahlberg pour sûreté d’un prêt de
30.000 florins du Rhin. Jacques I se rangea du côté de
son beau-frère Geoffroy de Linange dans la guerre que celuici
dut soutenir contre les sires Jacques et Louis de Lichtenberg
au sujet des droits au château de Hohenfels (1) et
des villages en dépendants. Au cours des hostilités qui
commencèrent le lundi après la Saint-Barthélemy 1450,
la ville et le château de Saarwerden furent escaladés par
les hommes des sires de Lichtenberg (2), et le même sort
atteignit le château de Lorenzen ainsi que celui de Brumath
qui appartenait aux comtes de Linange. Au retour
{1) Hohenfels, château ruiné sur la commune de Dambach, canton de Niederbronn,
Bas-Rhin. La seigneurie, dont les trois quarts furent vendus en 1369
à Ulrich de Fénétrange, passa par le mariage de Claire, sa fille, avec Emicb
de Linange, pour moitié aux comtes de cette maison. Au courant du xv® siè-Je
différents propriétaires se suivent de près, ce furent les Lichtenberg, les
Ochsenstein, les comtes de Bitche, l'évêque de Strasbourg, les Fleckenstein.
En 1514 Hanau-Lichtenberg et Deux-Ponts-Bitche la possédaient en commun.
Le château démoli en 1525, reconstruit par les Dürckheim de Hanau-Lichtenberg,
qui le tenaient en gage depuis 1517 et le défendaient contre les troupes
lrançaises en 1676 et 1677, fut jeté par terre au cours de cette lutte. (Das
Reichsland Elsass-Lothringen, Strassburg 1901-1903.)
(2) Lichtenberg, village du canton de Lützelstein, ou Petite-Pierre, Bas-Rhin.
La seigneurie de L. était entre les mains des comtes de Deux-Ponts-Bitche
depuis 1480, des comtes de Hanau-Lichtenberg depuis 1570, des comles
de Hessen-Darmstadt depuis 1736. Le château fort de L., dont il est déjà
question en 1260, endommagé sinon détruit à plusieurs reprises, fut escaladé
par les Français en 1677, mais refait trois ans après. De nouveau une garnison
française s’y trouva, au commencement de la guerre de 1870, non pas pour
l’assiéger, cette fois, mais pour soutenir le fort de Bitche à barrer à l’ennemi
la route de Niederbronn à Sarreguemines. Sous le feu du corps des Würtembourgeois
qui bombardait la citadelle les braves durent rendre les armes
le 9 août. (Das Reichsland.)