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zur
den à y construire un chateau fort qui servit de boulevard
à ses possessions du côté de l'Est.
Au xiri© siècle, la plupart des villes avaient échappé à
‘a domination arbitraire de leurs seigneurs et reçu leur
affranchissement avec des privilèges de toute sorte. Le
comte Frédéric II en politique habile imita l’exemple de
ces princes et accorda du consentement d’Adémar de Monteil,
évêque de Metz (1327-1361), son seigneur féodal, à
la ville de Bouquenom une charte de franchises datée de la
veille de Saint-Michel 1328. Au sujet du château de Lorenzen
il se brouilla cependant avec son puissant et féodal
seigneur, l’archevèque Baldouin de Trèves, qui prétendit
que ce château était un fief dépendant de son église. Mais
pour rester en bonnes relations avec ce prélat influent il
lui rendit l'hommage réclamé et reconnut par acte daté
du vendredi avant la Saint-Laurent, 5 août 1334, qu’il
tenait de l'église de Trèves non seulement les villages de
Lorenzen, Wachten et Limbach, mais encore le château
qu'il venait d’y construire. Dans les contestations multiples
qu’eut Frédéric, tantôt avec des membres de sa famille,
tantôt avec des étrangers, il fit ordinairement preuve
d'un esprit conciliant et prudent. Ces qualités rares, à
cette époque surtout, lui valurent autant l'affection de ses
sujets que la plus haute considération des seigneurs en
Lorraine ct dans le Westreich. Aussi employait-on maintes
fois l'influence du comte de Saarwerden pour réconciher
de farouches adversaires et faire cesser ces guerillas
à l’ordre du jour au Moyen Age, dont le plus clair
résultat était le pillage alternatif des pays contestés.
Frédéric eut de sa femme Agnès de Salm, deux fils, Jean II
qui lui succéda, et Frédérie qui devint chanoine de Strasbourg.
À la mort du père, arrivée en 1361, son fils aîné, Jean IT,
saisit, comme nous venons de le dire, le gouvernail des
affaires; il se maria à Claire de Fénétrange qui lui donna
deux fils, Henri IT qui aura la succession dans le comté de