après la mort de son oncle, reçut en partage le château de
Kirkel et en prit le nom. Louis IV, devenu gouverneur
du château impérial de Neucastel (canton de Landau)
renonça en faveur des religieux de Werschweiler à tous ses
droits sur le village et l’église de Walsheim. Il précéda
son père dans l'éternité, laissant la succession de Saarwerden
à son frère Henri. Celui-ci quitta le nom de Kirkel
et en céda le château et la seigneurie à Jean, sire de Siersberg,
son parent, qui fut la tige de la dynastie de Kirkel.
Henri I de Saarwerden (olim de Kirkel) avait épousé Elisabeth
N. Il en eut deux fils, Jean I et Nicolas, et une fille
Agnès, devenue l'épouse d’un sire de Fleckenstein. Suivant
l’exemple de ses ancêtres, Henri se fit remarquer par ses
pieuses libéralités envers l’abbaye de \Werschweiler. Il
s’entendit avec sa famille pour faire don au monastère
des francs alleux que sa maison avait hérité, à Lorenzen,
de leur aïeul Louis I, en 1262 et 1264, biens qui depuis
furent appelés « Werschweiler Klostergut zu Lorenzen »
À sa mort, arrivée vers l’an 1278, sa veuve Agnès, en raison
du bas âge de ses enfants (Jean I, Nicolas et Agnès) prit
en main les rènes du gouvernement. Arrivé à l’âge de maturité,
Jean I se joignit à l’armée impériale dirigée vers
l'Italie par l’empereur Henri VII. La mort surprit le sire
de Saarwerden en route, dans la ville de Berne. C’était en
1310. Il eut pour successeur, dès qu’il fut majeur, son fils
Frédéric II, mari de la comtesse Agnès de Salm. Cherchant
à gagner la puissante protection de Baudouin de
Luxembourg, archevêque de Trèves, les deux époux s’attachèrent
à lui par les liens de la féodalité en lui faisant
donation des villages de Lorenzen, Wachten et Limbach et
les reprenant en fief (30 juillet 1323).
La situation avantageuse de Lorenzen (1) sur la rivière
de l’Eichel, détermina le comte Frédéric II de Saarwer-1}
Voir Lévy Jos.. Das alte Schloss zu Lorenzen in Unier-Elsass. Zabern,
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