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Folmar, fils de Frédéric précité eut, vers l’an 1154, des
démêlés avec Matthieu I, duc de Lorraine, et Étienne de
Bar, évêque de Metz, qui l’assiégèrent dans la ville de
Saarwerden; il ne se rendit qu’à la dernière extrémité.
Les alliés en rasèrent les fortifications et conduisirent le
comte fait prisonnier au château de Lützelbourg. La paix
signée, Folmar sorti de la captivité, reconstruisit les fortifications
de Saarwerden. Ses deux fils sont cités par les
historiens, l’un, Louis I, pour avoir vengé l’affront infligé
à son père par les alliés susdits, l’autre, Louis II, pour
avoir pris part à la campagne d’Italie sous l’empereur
Frédéric I, et pendant laquelle, dans une bataille en Lombardie,
le jeune comte de Saarwerden perdit la vie. Il a été
enterré dans l’église de Werschweiler. Les deux frères,
imitant l’exemple de générosité de leur père et de leur
aïeul envers le couvent de Werschweiler, s’étaient entendu
de bonne heure avec le vénérable Roger, abbé du monastère
de Villers-Bettnach (1), pour substituer, en 1170, avec
le consentement du Saint-Siège, aux bénédictins de
Wersehweiler des cisterciens pris à l’abbaye de Villers-Bettnach.
Les donateurs résignèrent à la nouvelle communauté
tous les droits de seigneurie et d’advocatie que la
des vitraux on voyait un comte de S., vraisemblablement le comte Frédéric
Ier offrant l'église abbatiale à la Sainte Vierge (Le monastère placé sous
le patronage de la Bienheureuse Mère de Dieu portait le nom de « Marienberg
»). Cette abbaye avait été sécularisée en 1588 sous l’action du prince
territorial, Wolfgang, due de Deux-Ponts, seigneur-voué de l'abbaye, qui
convoitait le couvent et ses biens, non pas pour soi, comme le déclarait son
bailli, mais pour l’utilité de l'Évangile et de l’enseignement scolaire « nicht
in seinem Nutzen verwenden, sondern auf dasz das Evangelium gepredigt
und dazu Collegia studentium aufgerichtet würden ». Les bâtiments du couvent
où s'installa une brasserie et l’église qui abritait les tombeaux de la
famille des fondateurs furent détruits par un incendie, le 27 mars 16t4%.
(Neubauer, Registen des Klosters Werschweiler, Speier 1921.)
{1) L’abbave de Villers-Bettnach, située dans le diocèse de Metz, à *lieues
de Bouzonville, a été fondée vers 1136 par Henri H, qui, de comte de Carinthie,
s’était fait religieux de Morimont; il parvint ensuite à la dignité d’évêque
de Troyes. Les empereurs Frédéric I! et Henri VI accordèrent à ce monastère
de grands privilèges. Supprimé par la révolution, il n’en reste plus que
des ruines peu importantes. (Dictionnaire de l’ane, dép. de la Moselle, pat
BOUTEILLER.)