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parus depuis longtemps), un fief oblat de l’Église de Trèves.
Les comtes de Saarwerden possédaient en plus, à titre
de fief de l’Empire, le droit de péage et d’escorte, qui leur
avait été conféré à une époque où les grands chemins
étaient infestés de voleurs et de brigands, pour que les
voyageurs et les marchands pussent traverser avec séeurité
leurs domaines. Dans le Bliesgau ils possédaient le
château de Airkel et de grands domaines allodiaux qu’ils
transmirent à leurs descendants féminins. Et ces comtes
de Hohenbourg qui tiraient leur origine des comtes de
Saarwerden, y avaient construit sur Ja pointe rocailleuse
d’une haute montagne, au pied de laquelle repose la ville
de /Tombourg, un château qui reçut de sa situation le nom
de Hohe-Burg (Hohenbourg : château haut) lequel se
changea dans la suite en Hombourg.
Aujourd'hui il est généralement admis que les comtes
de Saarwerden ont une origine commune avec les comtes
de Sarrebruck et qu'ils descendent de Wigerich, comte des
Ardennes, qui parait avoir vécu de 880 à 945, issu, lui-même,
d’une ancienne famille franke.
Le premier comte de Saarwerden mentionné dans les
documents historiques, Frédéric, sa femme et son fils
Folmar s’associant à son pieux dessein, fit construire, en
1131 à Werschweiler ou Woerschweiler, situé à égale distance
de Hombourg, de Bliescastel et de Deux-Ponts, une
église et un monastère destiné à abriter une colonie de
religieux de l’ordre de Saint-Benoît. Le fondateur dota
cet établissement avec largesse en lui donnant entre autre
des biens situés dans les villages de \Verschweiler, d'Urbach
(1), de Bliesbrücken (2) et de Richerskirchen (3).
L’église du couvent fut destinée à servir de sépulture à son
fondateur et aux membres de sa famille (4).
(1) Annexe de la commune d’Epping (canton de Volminster, Mos.).
(2) Village du canton de Sarreguemines.
(3) Reiskirchen, v. du canton de Hombourg (Sarre).
(4) L'église abbatiale de Werschweiler avait de belles verrières au bas desquelles
étaient représentées les armoiries des comtes de Saarwerden. Sur l’un