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(On sait que Schnappach qui fait partie aujourd'hui du
Territoire de la Sarre était, en 1919, du Palatinat bavarois,
sur la frontière palatino-prussienne.)
Son père, plus tard instituteur à Saint-Ingbert, était
originaire de Reinheim, petit village sur la frontière palatino-lorraine;
sa mère était née dans un village de la frontière
palatino-alsacienne. Tous deux appartenaient par
leurs ancêtres à cette race laborieuse et fière des paysans
palatins.
Wolfgang Krämer fréquenta l’école primaire de Saint-Ingbert,
puis le collège de cette ville, de 1892 à 1902. Il
continua ses études au lycée (Gymnasium) de Deux-Ponts,
la vieille « Schola illustris Bipontina », où il subit avec
succès son premier examen en 1905.
Le jeune Krämer se rendait journellement par chemin
de fer de Saint-Ingbert à Deux-Ponts. Esprit curieux, il
s’efforcait de recueillir des vestiges du passé, collectionnant
avec ardeur des objets qu'il pensait avoir appartenu
aux édifices gallo-romains et qu’il ramassait au cours de
ses randonnées dans les champs. Son érudition n’était pas
très profonde, alors il se trompait parfois. Qu’importe,
son esprit s’éveillait à la science. Il passait ses grandes vacances
d’été chez des parents dans la Haardt. « Sur toutes
les ruines des châteaux entre Bergzabern et Dahn, je suis
chez moi », a dit Krämer, «et j'en connais chaque pierre ».
C’est du Trifels, cette célèbre ruine aux légendes si nombreuses
et si mystérieuses, que Krämer a conservé les plus
beaux et les-plus tendres souvenirs.
Puis, de 1905 à 1909, il étudie à Munich, dans cette Université
qui était alors un des centres les plus actifs de l’Ailemagne
du Sud, la langue allemande, la littérature de son
pays, l’histoire et la géographie. Des savants tels que Muncker
et Paul pour l’allemand, Grauert pour l’histoire et
Günther pour la géographie furent ses maitres. Ses études
qu’il poursuivait avec la passion qu’il a apportée à tout ce
qu’il a entrepris ne l’empéchaient pas d’aller écouter les