117
géologique d’Alsace-Lorraine au 1/25.000e où, sur une
topographie excellente, sont reportées les veines les plus
anciennement exploitées; mais ces feuilles n’avaient pas
été tenues à jour et d’ailleurs on ne peut pas, sur une carte
géologique faire figurer toutes les veines reconnues.
Le nouvel Atlas comble toutes ces lacunes : il fixe la
topographie souterraine du Bassin par rapport à la topographie
de surface; il précise l’allure du gisement; enfin
il facilite l’étude et la comparaison des deux parties sarroise
et lorraine : par lui se trouve rétablie l’unité dans un bassin
coupé en deux par la frontière.
Ce serait diminuer cette œuvre que de lui attribuer un
but politique. La propagande, là où elle existe, use d’armes
moins encombrantes.
Mais l’exemple de l’Atlas de Duhamel montre qu’un
ouvrage bien fait et désintéressé vieillit moins vite que
d’autres titres. La France n’est pas assurée de garder,
en 1935, la possession des Mines de la Sarre; du moins aurat-elle
marqué son temps en faisant autre chose qu’extraire
du charbon. Un tel Atlas, où se résument la curiosité de
nos ingénieurs et leur amour du fond, les patientes recherches
d’une équipe de géologues, l’ingéniosité et l’adresse
de notre cartographie privée, demeurera comme le témoignage
de notre effort pour mieux connaître la Sarre.
R. Caror Rev.