vers un poste de secours que nous espérions trouver dans les
environs.
Mais nos recherches furent vaines. Nous nous dirigeâmes
donc vers Sarrebruck et nous déposämes le blessé dans la
première habitation que nous renconträmes sur notre chemin.
Partout, des mains secourables se tendaient vers
nous! Un groupe d'hommes se tenait au bord du chemin
et l’un d'eux s’offrit à me loger dans sa maison, à Sarrebruck.
C'était le conseiller de justice Boeckmann qui, pour
me réconforter, me donna à manger et à boire et me laissa
passer quelques heures de repos sous son toit.
Le 7 août, à l'aube, le bataillon se rassembla à proximité
de l’Ehrental.
La compagnie fut réorganisée; mais elle avait un singulier
aspect, car 72 fusiliers, tués ou blessés, étaient restés
sur le champ de bataille.
Le capitaine Sartorius, les lieutenants Scheffler et Piedmont,
le vice-feldwebel Eimermacher et le feldwebel
Lgorzelski manquaient à l’appel.
Le combat nous avait fait subir de grosses pertes. Beaucoup
de jeunes hommes et d’excellents camarades avaient
sacrifié leur vie pour la Patrie !
Extrait des Souvenirs de guerre à
(Munich, Beck, 1910).
(Traduit de l’allemand par le commandant Martin, chef
de bataillon en retraite.)
Au.!phe Brandenburg