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ginaire de Sarrelouis (1) où il était épicier à la fin de l’ancien
régime.
Son nom apparaît pour la première fois à l’occasion de
l’établissement des cahiers de doléances pour les États
généraux. Le 4 mars 1789 « Messieurs les Marchands »
de Sarrelouis se réunirent dans la maison de leur syndie
Ganster pour élire deux délégués à cet effet (2).
Puis Frantz réapparaît comme membre de ce « Comité
des représentants du bailliage » ou « Comité municipal »
auquel le député à la Constituante Lasalle adressait de
Paris, le compte rendu de son mandat et les nouvelles
des événements importants (3).
(1) H est question dans certains documents d’archives de Sarrelouis d’une
maison de commerce connue sous la dénomination de « Wittwe (veuve)
Frantz ». Il s’agit probablement de la mère de l’agent national. Un certain
Frantz, prénommé Antoine, aurait été élu comme suppléant à la législative,
mais n’aurait pas siégé (Auguste KusciNskr, Les Députés à l’Assemblée législative
de 1791). — D’après Nérée GuePaT, Dictionnaire biographique de l’ancien
département de la Moselle, 1887, un certain Nicolas Jacques Frantz (fils ou neveu
sans doute de l’agent national), né le 25 juillet 1787, avocat à Metz, se serait
distingué comme commandant un corps franc et aurait défendu Sarrebrück
contre les Bavarois le 22 juin 1815. Établi à Lisdorf, il se maria avec une cousine,
Marguerite Forster, en 1817, et mourut en 1868 à Paris. Deux familles
de Sarrelouis portent encore actuellement le nom de Frantz. Un Frantz se
signala en 1848 par son ardeur révolutionnaire et francophile, mais nous n’avons
pu savoir s’il appartenait à la même famille.
(2) Plusieurs marchands épiciers réunis ce jour-là devaient, par la suite
jouer un certain rôle dans l’histoire de leur ville, citons les noms de Nicolas
Anheiser père, Antoine Anheiser fils, Jacques Antoine Fiscal, qui était déjà
échevin, François Gannal, Jacques Frantz, Beltramin, père et fils. — Parmi les
membres des autres corporations, nous citerons le tisserand Derdinger,
Pierre Demel « du corps de Saint-Eloy », le perruquier Le Batteux, le drapier
Becking (Archives municipales de Sarrelouis). — Signèrent le cahier des doléances
du Tiers : Souty, Bailly, Fiscal, Creiher, Margo, Homburger, P. Dimel,
Bogars, Schmidt, Gannal, Le Batteux, Wagner (futur administrateur du département
de la Moselle), Birette; Theis, Anheiser (qui fut administrateur du
district), Lege, Ecker, Clément, Berdinger, Becking, Barisson (Cf. Caror-Rey,
Apud Bulletin de la Société des Amis de la Sarre, n° 2, p. 36).
(*) Apud Bulletin de la Société des Amis de la Sarre, n°8 à el 5. Ce comité
municipal était composé en décembre 1789 de Souty, Marge, P. Dimel, Gannal,
Le Batteux, Birette, Becking, Flosse, Becker, Hautz, Dupreaux, Guerg,
Régnier, Pichon, Héguy, Leistenschneider (libraire, maire de Sarrelouis en
1792-1793, mort en 1813), Telinge, Delfosse, Beaumont ‘futur juge de paix),
Lagravière, J. Frantz, Boulangé, Fourieau, Stein, Ganster, Beltramin, Poutry,
Mess et Langlois (Bulletin, n° 5, p. 342). — À la fin de janvier 1790,
ce comité fut remplacé par une municipalité de 30 membres dont nous ignorons
la composition.