Full text : 7.1931 (0007)

(Fleurus en juin) le Luxembourg et Trèves (où l’armée de
la Moselle est entrée en août) et d’autre part vers le Rhin.
De Longwy à Kaiserslautern l’armée de la Moselle a distendu
 un simple rideau de trois divisions. Sauf une attaque
 un peu sérieuse des impériaux en mai, il n’y a guère
que des escarmouches, des patrouilles et des reconnaissances
 dans toute la région qui nous intéresse. Mais ces
patrouilles, quand elles sont ennemies, troublent nos exploitations;
 quant aux nôtres, elles ont souvent pour but de
nous ravitailler en matières premières qui nous manquent.
Et ce qui nous manque surtout, c’est le minerai de fer de
Gresaubach, indispensable à notre métallurgie, tellement
indispensable que l’ancien régime, en cédant au duc de
Deux-Ponts le pays de Schaumbourg en 1786, s’était formellement
 réservé le droit de continuer à en recevoir du
minerai (1).
Quel fut donc l’homme qui eut à surmonter ces diffieultés
 si lourdes et sans cesse renaissantes?

1

L’agent national Frantz et le district de Sarrelouis.

À vrai dire il est bien difficile de faire la psychologie de
Frantz d’après le registre de sa correspondance. Il ne constitue
 le plus souvent qu’un enregistrement de faits fort secs
et très résumés. On n’y rencontre jamais d’appréciations
personnelles, de cris du cœur permettant de comprendre
ou même de deviner les sentiments de l’auteur de ces lettres.


Et par ailleurs, nous savons très peu de choses de lui : Nous
ignorons son âge; nous savons seulement qu'il était ori-1)

 Gayor et HERLY, op. cit., p. 160 squ
            
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