Full text : 7.1931 (0007)

Il y a eu des révoltes, du sang versé, des emprisonnements,
etc… Chacun maintenant jouit de l’apaisement relatif
apporté par les événements du 9 thermidor. Seuls, les sentiments
 religieux des populations paysannes tentent parfois
 de se manifester publiquement. En bon révolutionnaire
 Frantz s’en indigne parfois. ou fait semblant car
ses imprécations contre les « mômeries » semblent souvent
n’être que des formules toutes faites, mais il est vite repris
par le souci. du. pain quotidien qu’il faut assurer aux combattants
 de l’avant… et de l'arrière.
Car il ne suffit pas de veiller à l’esprit public, il faut surtout
 songer, veiller à l’acheminement des matières premières;
 les hauts fourneaux ont besoin de bois, le tan manque
 à Sarrelouis; il faut faire venir l’huile de poisson de
Dunkerque, envoyer de l’alun à Nancy, du salpêtre à
Pont-à-Mousson, tenter la remise en activité de fabriques
de couperose, de bleu de Prusse, etc. ]1 fallait surtout
exploiter les forêts et les défendre contre les dilapidations
des habitants (1).
Et enfin, par dessus le marché, les opérations militaires
venaient fréquemment réduire à néant les efforts de l’agent
national.

Jusque vers le mois d'octobre 1794 le « front » est très
proche; il est d’ailleurs assez imprécis. Depuis le printemps,
l’effort de la lutte s’est porté d’une part vers la Belgique

(1) À vrai dire, on semble s’y être pris assez mollement. Le 6 fructidor an II
Frantz demande à la Société populaire de Sarrebrück de lui désigner des hommes
 sûrs pour être gardes forestiers. La Société n’en trouva que trois. Le
25 brumaire an III, Frantz enjoignit à « l’Administratior forestière » du district
 de se transporter sur les lieux pour reconnaître les dégradations et « aviser
 aux moyens de conservation ». Le 13 frimaire an ITI, « Mathias Steinmetz,
administrateur du district de Sarrelibre et François Risch, juge de paix du
canton de Becking, commissaires délégués.……, aux fins d’établir provisoirement
 des gardes pour la conservation des forêts du pays de Nassau, après
information faite des hommes de bonnes vie et mœurs, talents, capacités et
civisme et de l’avis des citoyens Deysing et Albert, administrateurs forestiers
de la ci-devant maîtrise des eaux et forêts de Bouzonville.….» installèrent
13 gardes sous les ordres d’un « inspecteur particulier, le citoyen Frédéric
Schmidt de Sarrebrück, ci-devant grand-maître des forêts du même pays».
{Procès-verbal aux Archives de Sarrelouis. Sans cote.)
            
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