Full text : 7.1931 (0007)

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démolies et ruinées, les houillères discréditées et peu fréquentées
 par les consommateurs qui n’y trouvaient plus
d’approvisionnement, dégoûtés d’ailleurs des procédés
qu’ils y avaient éprouvés précédemment ne s’y présentaient
 plus.
Il fallut que Knoerzer commença par débrouiller ce
cahos (sic), il rétablit les maisons et elles redevinrent en
peu de temps habitables, il rouvrit les galeries qui, depuis
longtemps étaient fermées, il parvint après beaucoup de
peines de travaux et de soins à les rendre encore une fois
praticables et l’exploitation recommença dès lors. Il ne
dut ses succès dans cette partie qu’à l’extrême confiance
que ses ouvriers avaient en lui puisqu’il ne pouvait leur
donner en paiement que l’espoir du produit de la future
extraction, il y parvint enfin mais on concevra facilement
que tout cela n’avait pu se faire sans de fortes dépenses. »
Paysans, ouvriers et agents techniques révolutionnaires
ne sont pas les seuls à donner de la tablature à l’agent
national. Comme eux, les artisans et les commerçants des
villes cherchent à échapper aux conséquences de l'inflation.
[is ne veulent pas des assignats où ils cherchent à profiter
frauduleusement des variations de leur cours (1). Ils ne
veulent pas de la loi du maximum; dès que l’application
de celle-ci fléchit, les tanneurs de Sarrelouis en profitent.
Comme pour les ouvriers, il faudra bien, de guerre lasse,
consentir à des augmentations de prix.
Toutefois ces résistances opiniâtres dans le domaine
économique ne se retrouvent nullement dans celui de la
politique. Les habitants de Sarrelouis et de ses campagnes
 ont conservé bon esprit, les rapports de Frantz au
Gomité de sûreté générale le prouvent. La Terreur a passé,

(1) « Les étrangers... soit par défaut de confiance, soit par crainte d’en
“ecevoir des faux, y attachent un si bas prix qu’ils emploient tous les moyens
pour s’en défaire contre du numéraire.….;.la baisse des valeurs des assignats
prend en partie sa source dans l’agiotage que doivent se permettre les habilants
 de la Ville de Sarrebrück, » (Frantz au Comité de sûreté générale. 41 frimaire
 an II!)
            
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