Full text : 7.1931 (0007)

36 —-faveur

 le 3 nivôse an II, qu’elle l’étend même à tous les
habitants qui consentiraient à travailler aux usines, mines,
aluneries du pays; c’est en vain que le commissaire Rische
fait mettre en réquisition, par le maire de Dudweiler, les
ouvriers de Fischbach le 17 thermidor en IL (1); que
Frantz, perdant patience en pluviôse en III, ordonne d’emprisonner
 « quatre des plus mutins » parmi les mineurs de
Sulzbach et de Dudweiler. Il fallut céder et le 25 ventôse
an III, l’agent national proposa lui-même de payer les
salaires en bonne monnaie (2).
Il n’en allait pas autrement dans les mines où les diffisultés
 étaient plus grandes encore (3). Jusqu'à l’arrivée
des Français, les houillères de Nassau avaient été exploitées
 en régie directe par la Renten Kammer (Chambre
des Comptes) du prince. Mais alors que les usines étaient
restées sous la direction du personnel technicien d’antan,
les anciens cadres de mines avaient été dispersés. À partir
de la fin de 1792 « les nouveaux agents qui succédèrent à
tous les employés existants. et nommés par les repré-(1)

 Ibid, p. 42.
(2) A la Commission des armes, poudres, et exploitation des mines (correspondance
 citée) : « Si l’on ne prend le parti sans délai de payer les ouvriers
àn numéraire sur l’ancien pied, ils quitteront et tous les travaux chômeront,
sar il leur est impossible, malgré l’augmentation qui leur a déjà été donnée, malgré
selle qu’on pourrait leur promettre encore (c’est tout le processus de l’inflation)
de se procurer dans ce pays avec des assignats, les denrées nécessaires à leur
subsistance et à celle de leur famille, ainsi que les ustensiles, huile à brûler,
ate…, indispensables à leurs travaux. »
(3) Un rapport dont la minute se trouve aux Archives de Jl’Historischer
Verein für die Saargegend (Sans cote), nous donne un tableau très vivant de
l’organisation administrative des houillères à cette époque. Certes, son auteur,
Knoerzer, y critique violemment ses prédécesseurs et successeurs pour, au
contraire, vanter sa propre gestion. Malgré tout, il est infiniment probable
que les choses se passèrent à peu près ainsi qu’il les décrit car, d’une part, les
effets désastreux des arrêts dans l’exploitation des houillères sont bien conaus,
 et d’autre part, un excellent juge, parce qu’à la fois technicien des mines
st historien, M. Paul Sainte-Claire-Deville, se montre sévère pour la gestion
de Watremetz qui succéda à Knoerzer en nivôse an IV ( « Le charbon d’affouage
 à prix de faveur sous le Révolution et le Premier Empire). — C’est
également l’opinion de M. Caror-Rey : « Mines et forges reçurent alors un certain
 Henrion..….. Le zèle de ce patriote suffit tant qu’il eut des stocks, quand
1 fallut produire on dut s’en séparer... » (Revue rhénane, juillet-septembre
1926).
            
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