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Peut-être, cet aspect de la question n’a-t-il pas été mis en
lumière dans le livre de M. Donnadieu, mais il a voulu être
court. et, dans ces conditions, il ne pouvait s'étendre sur tous
les aspects du problème.
La partie la plus importante de l’œuvre que nous analysons,
c’est celle où il expose en détail l'œuvre très remarquable de la
Commission de gouvernement.
Cette œuvre est d’autant plus remarquable que, il faut le
reconnaître, elle se heurte à des difficultés qui auraient pu paraître
insurmontables. On ne lui a pas ménagé les critiques
sans se bien rendre compte de la situation dans laquelle elle se
trouvait. Français et Sarrois n’ont pas toujours apprécié avec
toute l’impartialité nécessaire les résultats obtenus. Ils ont oublié
que l’art est difficile, que telle solution qui semblait parfaite
se révélait, quand on l’appliquait, très médiocre.
La Commission eut à lutter contre le Gouvernement allemand
qui, ne comprenant pas son véritable intérêt, essaya dans
les débuts tout au moins de démontrer que ladite Commission
ne pouvait réussir une tâche que nos anciens adversaires
déclaraient impossible à mener à bien.
Certains journaux allemands ne se contentèrent pas de juger
les actes de la Commission avec une partialité extraordinaire,
ils attaquèrent la vie privée des membres de la Commission.
Montrant qu’ils faisaient surtout œuvre de propagandistes,
ils déclaraient chaque jour que des catastrophes allaient se produire
en Sarre. Naturellement, rien de semblable ne se produisait,
mais on se gardait bien de reconnaître ses erreurs. Meureusement,
les Sarrois sont gens de bon sens et qui ne goûtent
pas autant qu’on le croit des méthodes de discussion et de propagande
que la France et les Français n’emploient guère.
La Commission ne se laissa détourner par rien de sa besogne
ardue et difficile, et pour la gloire et la Société des Nations, elle
a réussi, on peut le dire très nettement.
Il est toujours facile de dire qu’elle aurait pu faire mieux.
Peut-être serait-il difficile de le prouver.
L'ouvrage de M. Donnadieu le fait ressortir très nettement.
Il étudie ensuite l’œuvre accomplie par nos ingénieurs en
Sarre. Celui qui écrit ces lignes n’appartient pas à l’Administration
des Mines domaniales, il a le droit de juger cette dernière.
Or il tient à déclarer hautement que nos ingénieurs de la
Sarre ont fait preuve de qualités de premier ordre.
Il n’est pas possible de conclure autrement quand on a vu
l’ouvrage que j'analyse.