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édition sur le vieux Sarrelouis qui sera, nous le croyons,
très supérieure au point de vue de l’art.
Nous avons toujours pensé que la municipalité, en fêtant
le 250€ anniversaire de la fondation de Sarrelouis, aurait
dû inviter la France.
Peut-être a-t-elle ainsi perdu le meilleur moyen de
prouver qu’elle était partisan d’un rapprochement francoallemand
dont à plusieurs points de vue Sarrelouis serait
bénéficiaire.
La ville de Sarrelouis a fêté cette année 1930
le 250e anniversaire de sa fondation.
En l’an 1680, sur l’ordre de Louis XIV et de Louvois,
d’après les études très poussées de Vauban, Sarrelouis,
chef-lieu de la Province de Sarre, fut fondée et, ainsi que le
proclame une médaille frappée en cette occasion, la Gaule
fut fermée aux Germains. Thomas de Choisy, sire de
Mognéville, en fut nommé gouverneur et son cœur est
conservé dans l’église paroissiale, l’église Saint-Louis.
Ainsi naissait une ville française, forteresse puissante,
borne et pilier du territoire français. Elle recevait le nom
illustre du saint roi Louis IX, comme ses sœurs du Mississipi,
du Sénégal, comme Mont-Louis des Pyrénées. Frontières
du nord-est et du sud; Nouvelles Frances d’Amérique
et d’Afrique. Les Français ont fait de grandes choses
par le monde!
Le traité de Ryswick ne put nous enlever la ville franaise
de la Sarre. Mais en 1792, un vent de folie passa sur
le royaume et Sarrelouis devint Sarrelibre. Pauvre liberté!
Quinze ans plus tard, au lendemain de Waterloo et malgré
deux sièges héroïquement supportés, Sarrelibre devenait
Preussich-Saraelouis. Quelle dérision !
Les rues et la grand’place ont conservé la magnifique
ordonnance du xvi1® siècle. Le noble hôtel des gouverneurs
est intact, mais il est déparé par un monument dressé