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industries disparurent et les unions économiques prirent
leur place sous forme de trusts ou cartels. Ceux-ci ont le
grand désavantage de ne pouvoir travailler à plein rendement
et de se laisser entraîner à produire sans tenir compte
des débouchés possibles. En sorte que l’Allemagne est.
devenue une puissante machine, produisant relativement
bon marché mais, trop, car le marché mondial ne peut.
absorber toute sa production.
En France, la rationalisation a été appliquée avec beaucoup
plus de prudence. L'économie française conserve une
plus grande élasticité; c’est ce qui l’a protégée des crises.
L’économie sarroise se place entre les deux. À l’est, le
grand organisme allemand qui ne peut être utilisé que
partiellement; à l’ouest, un organisme économique dont
la consommation s’accroit et dont la constitution économique
s’adapte à cette consommation croissante.
Malgré son union économique avec la France, la Sarre
peut écouler sa surproduction sidérurgique vers l’Allemagne,
grâce aux accords commerciaux et douaniers. L’économie
sarroise bénéficie de la prospérité factice de l’Allemagne
(due aux crédits venant de l’étranger). Comme cette
industrie a commencé à sentir des entraves sur le marché
allemand, elle s’est tournée vers l’ouest.
Il ressort de ce qui précède que la métallurgie sarroise
est comprimée entre ses deux voisins, elle s’en tire par la
spécialisation technique et grâce à la qualité de sa maind’œuvre
qui est stable.
Aujourd’hui, la métallurgie lourde sarroise a un débouché
dans l’industrie de transformation. L’Allemagne en
absorbe beaucoup et la France lui est nécessaire pour
consommer le reste.
Le débouché français est donc une condition de vitalité
pour la Sarre, tant au point de vue sidérurgique que
houiller.
Les Sarrois germanophiles déclarent que la Sarre fait
une grande concession à la France en lui vendant son