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gés furent remis à leur place, où ils restèrent jusqu’à la
fin de 1923. À cette époque, la ville créa une bibliothèque
municipale très spacieuse, fort bien agencée, qu’elle plaça
dans les bâtiments remis à neuf d’une ancienne caserne
et les archives y furent transférées, mais le désordre n’en
subsista pas moins. Nous devons à l’extrème amabilité
du bibliothécaire-archiviste de Sarrelouis, M. Weiss, d’avoir
pu les examiner, ce qui nous a permis de publier la
correspondance entre Lasalle, député de Sarrelouis aux
États généraux et ses commettants (1).
À l’exception de cette correspondance, des archives de la
justice de paix et de quelques cartons renfermant des pièces
relatives aux fortifications de la place, pas un seul dossier
n’était resté complet. Leur confusion était extrême; des
pièces de l’ancien régime voisinaient avec d’autres datant
de la fin de l’Empire et même avec quelques papiers postérieurs
à 1830; des actes émanant des localités environnantes,
de Bouzonville ou du pays de Schaumbourg étaient
mêlés aux affaires municipales de Sarrelouis.
Toutefois, trois manuscrits, relativement anciens, avaient
été mis à part. Le premier, de Nicolas-Bernard Motte,
seigneur d’Altevillers (1777-1860) contient peu de choses
sur la Révolution. Le second, intitulé : « Geschichte der
Festung Saarlouis », a été écrit vers 1855 par un ancien
officier du génie, Ritter. Le troisième n’est qu’une chronologie
due à un certain Becker-Grenier (2).
Enfin, 26 registres en assez bon état, avaient pu être
également conservés. En voici la nomenclature :
(1) Bulletin de la Société des Amis de la Sarre, n°8 4 et 5. — Voir également
les Cahiers de doléances publiés par M. Caror-REy dans le n° 2 du même Bulletin.
(2) Si l’on ajoute l’ouvrage de BarrzEn, Historische Notizen über die Stadt
Saarlouis (1865), la brochure de Prüm. Beiträge zur Geschichte der Saargegend
(1911), l’ouvrage de BABELoN, Au Pays de la Sarre. — Sarrelouis et Sarrebräck
(1918) et divers travaux du comité d’études réuni pour la préparation
des négociations de Paris (1918), on a toute la littérature existante de l’histoire
de Sarrelouis. C’est peu de choses.