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avaient fait de l’abbaye de Würsehweiler leur lieu de sépulture
de famille dès la création du monastère.
Deux enterrements furent particulièrement imposants
en 1177, celui du comte Louis le Puiné de Sarrewerden qui
avait fait remettre l’abbaye de Wôrschweiler aux moines
cisterciens de Villers-Bettnach; et, en 1220, celui du comte
Thierry de Hombourg, un grand bienfaiteur de l’abbaye.
À l’enterrement du comte Thierry, assistèrent les abbés
de Wadgassen et de Tholey, ainsi qu’un grand nombre
de prêtres de la région.
Voici ce que raconte la chronique quant à la mort et à
l’enterrement du comte Louis le Puiné de Sarrewerden :
« Le comte Louis de Sarrewerden avait pris part à la
campagne de l’empereur Frédéric Barberousse contre les.
Milanais, et il tomba héroïquement à la bataille de Legnano
en 1176. L’abbé Baudoin de Wôrschweiler passa
les Alpes pour ramener le corps du comte qui avait demandé
à être enterré, comme ses ancêtres, dans l’abbaye.
de Würschweiler. Selon l’usage du temps, les guerriers
allemands découpèrent le corps du comte en morceaux
qu’ils firent cuire jusqu’à ce que la chair se détachât des
os. L’eau et la chair furent enfouies sur place en terre bénite,
et les os furent recueillis dans un cercueil en plomb. L’abbé
ramena le cercueil à Wôrschweiler, où il fut porté en terre
par de nombreux chevaliers, compagnons d’armes de l’infortuné
comte de Sarrewerden.
L’abbaye de Wärschweiler était restée sous le contrôle
immédiat de celle de Villers-Bettnach, et les abbés de
l’abbaye-mère vinrent régulièrement à Wôrschweiler pour
ÿ procéder à des inspections pastorales en due forme.
Le procès-verbal de la visite d’inspection du 2 avril
1473, rédigé en latin, est conservé aux archives départementales
de la Moselle à Metz. Il a été publié, pour la première
fois, par M. l’abbé J.-B. Kaiser, professeur au petit
séminaire de Montigny-lès-Metz, dans la C'istersiemer-Chronik,
n° 321, 1€" novembre 1915 (Bregenz. Autriche).