Full text : 7.1931 (0007)

303 —

Alphonse Daudet à qui Clara Viebig s'apparente par plus
d’un point (1).

ADDENDA

La présente étude était déjà définitivement composée quand
j'eus connaissance du numéro 29 de la « Revue d’Allemagne », mars
1930 (Éditions Émile-Paul frères, Paris).
Ce numéro contient un extrait du roman Das Fisen im Feuer
intitulé 7848 in Berlin, traduit par André Cœuroy et précédé d’une
Esquisse autobiographique, écrite par Clara Viebig et traduite par
L. Sauzin.
Cette esquisse est presque la reproduction fidèle de l’article de la
« Revue rhénane » (numéro 5, février 1929), et elle n’apporte aucun
élément nouveau quant à l’origine et au but des œuvres citées par
auteur. Quelques détails sont nouveaux et ne manquent pas d’intéresser
 le lecteur. Je ne cite pour les romans qui ne sont ni mosellans
ni rhénans que le passage suivant qui concerne le roman national
Das schlafende Heer : « Sans prendre parti, j’ai montré au grand jour
comment on attisait, comment on empéchait de s’éteindre le mécontentement
 des Polonais, quelles fautes, trop faciles à comprendre,
les Allemands (2) commettaient contre les principes politiques et
contre l’humanité. »
Voilà qui est net, infiniment plus net que le commentaire correspondant
 dans la « Revue rhénane ». I] est vrai, et ne l’oublions pas,
que cette explication n’a pas pour elle le privilège de l’originalité,
car nombreux sont ceux, aussi en Allemagne, qui ont fait le procès
de la politique prussienne en Posnanie depuis 1772 jusqu’en 1914.
Mais n’est-ce pas la même Clara Viebig qui, condamnant aujourd'hui
 publiquement et sans ambiguïté les principes politiques employés
 par les Prussiens en Posnanie et les fautes qu’ils y commirent

(1) Les recueils de nouvelles ‘Kinder der Eifel, Naturgewalien et Heimat
méritent d’être traduits en français. La nouvelle Der Gefangene qui figure
dans le recueil Aus der Franzosenzeit est. également digne d’être traduite en
français.
La traduction du roman Das Weiberdorf devrait être suivie de celle des
romans Vom Müller-Hannes et Das Kreuz im Venn.
Après les traductions La Garde au Rhin et Sous l’Arbre de la Liberté, la
traduction intégrale et fidèle du dernier roman historique rhénan s'impose :
Les Coteaux dorés.
Au printemps 1930, le vingt-deuxième roman de Clara Viebig, Charlotte
von Weiss, a paru sous forme de livre chez Ullstein, Propyläen-Verlag, Berlin.
(2) Clara Viebig aurait dû écrire les Prussiens.
            
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