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rait déjà dans le deuxième roman historique de ce groupe,
le roman historique mosellan Unier dem Freiheitsbaum
imprimé vingt ans plus tard et après les déboires que la
grande guerre infligea à l’Allemagne vaincue.
Ce pessimisme proclamé si ouvertement en 1922 et en
1927, est-il peut-être la résultante d’un patriotisme désenchanté
et blessé ?
En tout cas, il est certain que le lecteur sérieux de la
« Revue rhénane » qui connaît les intentions dignes d’éloge
de ce mensuel français si justement réputé s’étonne, et
avec raison, de ne rencontrer dans l’article que j'ai cité
ici à plusieurs reprises pas un seul mot ayant trait au
roman historique mosellan Die goldenen Berge.
V. — Clara Viebig, auteur nationaliste.
Déjà avant 1918, Clara Viebig, Allemande certes, mais
Prussienne surtout, avait fait preuve dans ses romans
historiques d’un nationalisme suffisamment marqué; témoin
surtout, outre le roman Die Wacht am Rhein, le
roman Téchter der Hekuba, écrit à Berlin pendant la
grande guerre et publié en 1917. C’est encore toujours le
cœur de femme de la romancière qui parle dans ce roman,
certes, mais il est sous la domination d’un nationalisme
presque aveugle.
Depuis la chute de l’Empire prusso-allemand vaincu en
1918, la romancière semble être vouée à un nationalisme exacerbe.
Les deux romans historiques mosellans Unter dem
Freiheitsbaum et Die goldenen Berge laissent l’impression
très nette que Clara Viebig a subi l’ambiance de certains
milieux et qu’elle désire montrer qu’elle est capable, elle
aussi, de chauvinisme, je veux dire de nationalisme à
outrance.
Il est significatif que la critique publique de l’Allemagne
d’après-guerre ne cesse d’intituler Clara Viebig « une
femme vraiment allemande » (« Eine wahrhaft deutsche