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Révolution de 1789. Celle-ci et ses principes sont tournés
en ridicule et font regretter aux Allemands mosellans les
temps passés. On peut même se demander si le titre Unter
dem Freiheitsbaum n’est pas simplement ironique. La dernière
phrase de l’article de la Revue rhérane, dans laquelle
Clara Viebig rappelle le titre « Sous l’arbre de la liberté »
qu’elle choisit pour son roman des bandits Johannes
Bückler et Hans Bast Nikolaï, me paraît plutôt fortement
embarrassée. La critique allemande qui s’est beaucoup
occupée de ce livre de Clara Viebig n’a pas hésité de dire
en parlant de l’arbre de la liberté autour duquel danse
le peuple : « Mais cette liberté est d’un tragique émouvant!
» (« Aber diese Freiheit ist von erschütternder Tragik!
»). Nulle part, dans tout le roman, le lecteur trouvera
une idée reconnaissante, franche et loyale pour l’effort
français en Rhénanie. Ce n’est qu’en passant que l’auteur
cite Jeanbon-Saint-André, le commissaire général des
quatre départements rhénans nommé par le premier
Consul Bonaparte, et qu’elle fait allusion à son œuvre.
Ce roman a été traduit en français en 1928, ayant pour
titre Sous l’Arbre de la Liberté (Éditions Victor Attinger,
Paris et Neuchâtel). Je crois avoir constaté que le traducqeur
Joseph Delage a cherché à atténuer, autant que certains
détails le permettaient, la tendance antifrançaise de l’œuvre
de Clara Viebig.
"1
À
Clara Viebig avait terminé son roman national Das
schlafende Heer par des paroles d’espoir; elle avait dit que
peu à peu la Posnanie se germanisait et que les Polonais,
sensibles aux bienfaits d’ordre économique résultant de la
tutelle allemande, c’est-à-dire prussienne, se réconciliaient
avec leur sort. La grande guerre de 1914 et son dénouement
en 1918 lui ont infligé un pénible démenti !
Dans son premier roman historique rhénan de 1902,
êlle avait mieux pressenti l’avenir. Dans ce roman Die