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espérance! La couronne du nouvel empereur est ce ‘e
antique couronne que la légende disait cachée dans les
eaux profondes du Rhin; ce joyau vient de ressusciter,
et son or brille de nouveau comme le soleil. Mais l’auteur
a'rappelé que cette nouvelle Allemagne était une « Allemagne
prussienne », la « plus grande Prusse » forgée par
Bismarek !
Un grand journal berlinois, « Der Tag », a écrit : « Le
roman Die Wacht am Rhein est un livre pour le peuple
allemand au sens le meilleur et le plus élevé; un livre qui
ne devrait manquer dans aucune famille allemande; un
roman allemand tel que nous en avons besoin ! » Voici le
texte original : « Der Roman Die Wacht am Rhein ist
ein Buch für das deutsche Volk im hôchsten und besten
Sinne; ein Buch, das in keinem deutschen Hause fehlen
sollte; ein deutscher Roman, wie wir ihn brauchen ! »
Et il y a encore la question du titre « Die Wacht am
Rhein ». Clara Viebig, en choisissant ce titre, a hésité;
c’est elle qui l’a dit.
Clara Viebig connaissait sans doute le fameux poème
de Max Schneckenburger, intitulé « Die Wacht am Rhein »,
écrit en 1840 et dirigé contre la France. Ce poème belliqueux
au refrain « Fest steht und treu die Wacht am
Rhein », on le chante dans le roman de Clara Viebig. Elle
n’ignorait pas que ce poème, devenu un chant national
allemand pendant la guerre victorieuse de 1870-1871, avait
valu une rente annuelle de 3.000 mark payée par l’État
impérial allemand à la veuve et aux deux fils de l’auteur !
Je crois devoir terminer mon aperçu en rappelant que les
milieux nationalistes en Sarre, les adversaires de la République
allemande et les partisans d’une guerre de revanche,
onnaissent la portée du roman Die Wacht am Rhein de
Clara Viebig : il parait que le mot d’ordre est donné pour
qu’il figure dans toutes les bibliothèques publiques allemandes
du Territoire de la Sarre.
€ oman Die Wacht am Rhein eut en France un certain
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