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tion, dont Josefine Rinke me paraissait être le type le
plus parfait. »
Une forte génération? Le lecteur du roman saura ce que
cela signifie quand il aura lu que Josefine Rinke est fière
que son fils unique est tombé à la guerre contre la France
et qu’elle a contribué par ce sacrifice à l’unification de
l’Allemagne sous le sceptre du roi de Prusse.
Du reste, le petit exposé que j'ai fait de ce roman historique
sans tenir compte des explications de Clara Viebig
montre au lecteur impartial que le but de ce roman avait
été tout autre que le prétend, après coup, l’auteur. Il me
semble même que la romancière se contredit, car il y a
aussi, outre l’article de la « Revue rhénane » de février 1929,
l’avant-propos de juin 1920! Ici, Clara Viebig a écrit
qu’elle a voulu peindre dans son roman Die Wacht am
Rhein un tableau du vieux Düsseldorf pendant sa période
historique la plus tourmentée et la plus üllustre, qu’elle a
voulu montrer l’avantage qui est résulté du mélange du
sang rhénan avec le sang prussien, celui-là léger, celui-ci
lourd et plus sévère.
Il y a aussi les cinq derniers chapitres du roman que j'ai
déjà signalés et qu’il suffit de lire une seule fois pour être
suffisamment fixé. Quelques détails doivent être retenus.
Une librairie de Düsseldorf ne vend plus que des livres
tels que « Dreissig schône alte Lieder wider den Franzmann
», « Va banque, Louis-Napoléon », « Enthüllungen
aus den Tuilerien », « Alldeutschland in Frankreich hinein ».
Les insultes que la foule fait subir aux pauvres prisonniers
français que l’on conduit par les rues de Düsseldorf
sont des plus déplacées et des plus basses.
Il est temps que l’Allemagne châtie ce Paris pervers et
corrompu, « Das Sündenbabel »!
La création de l’Empire allemand sous l’égide et l’autorité
de Berlin et de la Prusse donne à l’auteur Clara
Viebig l’occasion de s’écrier : « Das war eine Erfüllung! »
C’était un accomplissement, donc la réalisation d’une