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quitter. Antoine et Christima, le cœur déchiré, se séparent,
contre la volonté d’Antoine. Celui-ci retourne chez sa
mère à Valence, laissant derrière lui dans l’Eifel son espoir
et son bonheur.
La deuxième nouvelle, beaucoup plus courte que la première,
n’est pas écrite à l’avantage des troupes françaises
qui, après l’armistice, occupèrent la Rhénanie. Elle est
intitulée Heinrich Felten. L'idée de venger la mort violente
de sa fiancée et de la sœur de celle-ci hante Heinrich
Felten jour et nuit. Il se suicide au pied du monument
érigé à la mémoire des jeunes gens du village tombés pendant
la grande guerre pour ne pas devenir un « assassin ».
Sur le billet qu’il a écrit et laissé à côté de son cadavre, il
y a : « Lies ‘assassins de ma francée sont eux, eux tous! »
Ce sont les soldats français qu’il désigne.
Le village situé sur la Moselle et les hauteurs de l’Eifel
sur la rive gauche de cette rivière forment un cadre admirable
pour cette petite histoire qui, malgré sa tendance,
ne manque pas de toucher l’âme sensible du lecteur.
Clara Viebig n’a publié, en tout, que vingt-neuf nouvelles
sur l’Eifel. C’est peu quand on se rappelle la longue
ste de ses romans. Mais il est à espérer que le nombre des
nouvelles mosellanes rhénanes augmentera.
HI existe du même auteur, outre les cinq volumes de
nouvelles sur l’Eifel, encore deux autres recueils qui contiennent
des nouvelles de la Posnanie et du Brandebourg
que Clara Viebig aime aussi passionnément. Mais les deux
reeueïls aux titres si poétiques Vor T'au nnd Tag et Die
Rosenkranzjungjfrau sont épuisés, et la maison d’édition
Deutsche Verlagsanstalt, Stuttgart n’a pas le droit de les
rééditer.
La deuxième suite des « Heimatbilder » éditée par le
« Rheinischer Verein für Denkmalpflege und Heimatschutz »
(Steiger Mœrs) et qui parut en 1921, est intitulée Fifel-Bilder.
C’est un carton in-folio contenant sept grands dessins à la
plume du professeur Fritz von Wille et une introduction