281
einfältiges Herz (Un cœur simple). Quoique cette nouvelle
joue en Posnanie, on peut admettre qu’en choisissant
le titre du recueil Die heilige Einfalt, l’auteur ait songé,
presque uniquement, aux gens de l’Eifel dont la simplicité
naïve et ingénue est notoire, car c’est précisément
cette franche, cette touchante simplicité naturelle de leur
cœur que Clara Viebig met si bien en relief.
%
En 1914 parut encore un recueil de nouvelles, Heimnat,
qui contient sept nouvelles, toutes de l’Fifel. C’était, jusqu’à
la guerre, le dernier recueil de nouvelles de Clara
Viebig, avec Die heilige Kinfalt le quatrième sur l’Eifel.
Ici aussi, comme dans toutes ses autres nouvelles sur
l’Eifel, Clara Viebig atteint une perfection qui ne se rencontre
que dans les meilleurs chapitres de ses romans les
mieux réussis. Les nouvelles de 1914 montrent que depuis
1897, l’art de l’auteur de l’Eifel n’a absolument rien perdu
ni en étendue ni en profondeur, et le lecteur y rencontre
encore une fois l’expression de cette poésie réaliste qui
avait déjà assuré le grand succès du premier recueil de
nouvelles Kinder der Fijel.
Les deux nouvelles Das Heiligenhäuschen et Mutter
Clara sont telles qu’on les croirait écrites par un auteur
profondément catholique. Der Vater est un petit roman
des plus artistiques et d’une haute valeur morale. Der Depp
et Die Hoite sont deux pièces d’un charmant coloris local
èt qui touchent à la perfection. Josefa Seweneich est une
de ces nombreuses nouvelles sur l’Eifel qui sont des réminiscences
du temps de pension de la romancière, alors qu’elle
séjournait à Trèves dans la maison d’un ami qui était juge
d'instruction. Clara Viebig accompagnait souvent ce juge
quand il parcourait la campagne Four faire ses enquêtes. Elle
entendit et elle vit beaucoup, et la plupart des nouvelles