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nistrer elle-même », a écrit M. Grosdidier de Matton, le
membre éminent de l’Académie de Metz.
Régionaliste, M. Parisot l’était et létait bien, mais il
n’était pas autonomiste, ce qui n’est pas du tout la même
chose. Il plaçait très haut la France. Au-dessus des provinces,
il savait qu’une centralisation était nécessaire. Il
ne prétendait pas faire revivre les vieilles provinces avec
toutes leurs bannières. Mais il estimait que si les diversités
de production de provinces qui ne sont pas placées sous
la même latitude, fait justement le charme de notre Patrie,
la diversité des caractères, résultant d’ailleurs de la diversité
des sols, était une force pour la Patrie française. S’il
voulait sauver l’individualité lorraine, c’est parce qu’il
pensait que cela servirait les intérêts de la France. S’il
servait la Lorraine, c’était parce qu’il pensait servir aussi
la Patrie qu’il chérissait tant.
D) avait fondé la Bibliographie Lorraine qui paraissait
tous les deux ans et où il analysait, aidé de collaborateurs
éminents, toute la production littéraire et scientifique de
sa province.
Enfin, il s’était attelé à une tâche devant laquelle un
homme moins énergique que lui eût reculé. Persuadé que
l’esprit d’une province ne pourra résister à la force d’unifieation
que développent les voies ferrées, les automobiles
et les avions, si on ne développe pas parallèlement des
forces morales et intellectuelles sauvegardant l’individualité
provinciale, M. Parisot avait conçu le projet de
fédéraliser toutes les sociétés artistiques, littéraires et
scientifiques de la Lorraine et d’en faire une force puise
sante.
M. G:osdidier de Matton a écrit :
« … Il l’a rêvée plus grande, absorbant les Sociétés
alsaciennes, luxembourgeoises, sarroises, rhénanes et ardennaises,
reconstituant spirituellement la grande Lotharingie
qui fut le dernier espoir de Barrès. »
Je ne crois pas qu’au début l’illustre disparu ait voulu