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néraux personnifiés par des personnages types au point
de vue de l’intelligence et de la culture; puis dans le développement
des grands et profonds problèmes psychologiques.
Aussi est-elle loin d’atteindre à l’art des Hauptmann
et des Sudermann, des Thoma et des Fontane. C’est la
description des passions primaires parmi les gens du peuple
qui réussit le mieux à Clara Viebig. L’homme de la
glèbe avec ses instincts traditionnels, avec ses sentiments
simples et naturels; l'homme à la vie peu compliquée et
calme; les petits conflits de la vie quotidienne; les défauts
et les passions du peuple, ses qualités et ses vertus, ses
espoirs et ses joies, ses déceptions et ses peines, le tout
toujours déterminé par les conditions du milieu, — voilà le
domaine où Clara Viebig reste entièrement maîtresse. Par
contre la ville, c’est-à-dire la grande ville, ses milieux, sa
société, ses caractères un peu différenciés lui échappent
presque totalement. Bien que sept ou huit de ses livres ne
soient pas éloignés du cinquantième mille, Clara Viebig
n’est pas un auteur de grande classe.
Elle s’est aussi essayée dans le drame. Ses quatre pièces
de théâtre sont : Barbara Holzer, Pharis ïer, Der Kampf um
den Mann, Das letzte Glick. Mais ces pièces n’ont qu’une
valeur très secondaire, et l’auteur évite plutôt d’en parler.
Clara Viebig est et reste, avant tout, l’auteur qui excelle
dans le roman et dans la nouvelle. La critique allemande
ne se contente pas de dire que cet auteur est assurément
une des meilleures conteuses ( « Erzählerinnen » ) allemandes,
mais elle affirme même que Clara Viebig est, sans contredit,
la toute première parmi toutes les conteuses allemandes, aussi
bien dans le domaine du roman que dans celui de la nouvelle.
[I. — Coup d’œil d’ensemble sur l’œuvre
de Clara Viebis.
Les deux premiers livres de Clara Viebig qui parurent
presque en même temps, en 1897, furent Kinder der Eijel