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les publie sahs modification. Pour être compris il est nécessaire
de pousser certains traits de son raisonnement.
Le Pays messin forme par lui-même un tout assez homogène,
dont le rayonnement moral et intellectuel est plus
que suffisant pour exercer une attirance certaine sur la
Lorraine dite allemande et détruire celle qui pourrait résulter
de la communauté de langue et de mœurs existant
entre Lorraine allemande et pays de la Sarre moyenne.
Le général en tous cas ne cache pas son sentiment. Il
laut reconstituer la région mosellane face à la Rhénanie.
« L’idée, dit-il, d’une grande Lorraine allant des Faucilles
aux Ardennes, née des prétentions budgétaires de
Nancy sur le Pays Haut n’a pu germer que dans des esprits
aussi ignorants du passé qu’imprévoyants de l'avenir. Car
elle aurait pour effet non seulement de consacrer la dissociation
néfaste du Pays mosellan, mais encore de mettre
la petite Alsace dans une situation subordonnée absolument
inadmissible. »
Il va très loin, à mon avis, quand il voit dans le mécontentement
dû à la répartition territoriale la cause prineipale
de l’autonomisme.
Comme conséquences logiques de ses idées le général
propose un nouveau remembrement. une Moselle des départements
frontières :
« Nancy aurait toute la Haute-Sarre en perdant le Pays
Haut, le département se dénommerait non plus (Meurtheet-Moselle)
mais Sarre-et-Meurthe et il comprendrait les
trois. arrondissements de Sarreguemines, de Sarrebourg et
de Château-Salins et d’autre part l’ancien bailliage français
renforcé par le Toulois.
« Le département de la Moselle perdrait les trois arrondissements
passés à Sarre-et-Meurthe mais reprendrait le
Haut Pays et acquerrait l’arrondissement agricole de Montmédy
et Metz dominant économiquement. Le département
tout entier de Forbach à Montmédy pourrait reprendre
sans arrière-pensée un rôle stratégique face à la
JARRE