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D’aurais aimé que, ayant évoqué le problème d’ordre moral
ainsi défini, l’auteur qui connaît admirablement le Pays
messin, indique quelles solutions il conviendrait d'apporter
au problème.
Dans un second chapitre, sous couvert d’études touristiques,
le général de Lardemelle s’efforce de démontrer que
Metz et le Pays messin font partie de la région du Nord-Est
(Ardennes, Argonne). La Lorraine, elle, fait partie de
la région de l’Est ou des Vosges. Il demande que le Touring
Club aide les militaires à redonner son unité à la
région du Nord-Est. Cette thèse peut se soutenir, cependant
je crois que le Pays messin, profondément enclavé
antre les possessions lorraines, a toujours eu plus de rapports
avec celles-ci qu’avec l’Ardenne et l’Argonne.
L'auteur explique ses idées dans le troisième chapitre.
Pour lui, il existe la France de l’Est comprenant trois régions
distinctes : la région alsacienne, la région lorraine entre
Vosges et Haute-Moselle qui double la première, enfin la
région ardennaise-mosellane « qui, à cheval sur la Meuse
et la Moselle, fait face à la Rhénanie et à la direction de
l’Allemagne du Nord ».
Autrement dit, Metz et Nancy ne sont pas les deux sœurs
jumelles. Nancy double et appuie Strasbourg, tandis que
Metz fait face au nord.
Que le Pays messin ait vécu presque depuis ses origines
complètement indépendant de Nancy, ce n’est pas douteux,
mais les ducs de Lorraine ont exercé dans Metz une
influence certaine s’il n’y avait pas eu de relations suivies
entre Pays messin et Lorraine.
S’il‘est exact qu’au point de vue militaire le pays entre
les trouées de l’Oise et de la Sarre présente un tout, au
point de vue de la géographie physique, il n’y a pas de
rapports entre Pays messin, Argonne et Ardennes.
La vérité c’est, il me semble, qu’il ne faut pas prendre
trop à la lettre les idées énoncées par le général; je retrouve
ici l’inconvénient que présentent les conférences quand on