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plus largement développées. Le texte qu’il donne est celui
d’une conférence qu’il avait faite à Verdun. Je crois qu’il
aurait été utile de montrer notamment comment le travail
de la royauté française a pu porter des fruits avec tant de
facilité et pourquoi somme toute il ne se rencontre guère
d’opposants sur cette route double qui mène la France au
Rhin moyen et à la Sarre moyenne.
Le général de Lardemelle approuve la Constituante
d’avoir détruit la province des Trois-Évêchés « qui avec
le Sedanais et le Luxembourg français formait le pivot
de notre sécurité sur notre frontière du Nord-Est, depuis
le traité de Westphalie ».
La Constituante pouvait-elle faire autrement? Son but
an brisant le cadre général de la province française qui, il
laut le reconnaitre, formait un État dans l’État était
justement de s’opposer au fédéralisme et de poursuivre l’unification.
Mais elle s’efforce de réaliser un juste équilibre. C’est
qu’en effet s’il y a des parties que tout rapproche de la
France, il en est d’autres où la langue et même les mœurs
forment obstacles à l’unification.
La Constituante a donc créé trois départements français :
La Meuse. Duché de Bar et Évêché de Verdun.
La Meurthe. Évêché de Toul, bailliage de Nancy et le
tiers du bailliage dit d’Allemagne (Särrebourg et partie
st de Château-Salins).
Enfin la Moselle. Metz, Pays messin et Pays Haut de
Briey, avec les deux tiers nord du bailliage d’Allemagne.
Le reproche que je ferais à l’auteur c’est peut-être de ne
pas avoir défini ce qu’était ce bailliage d’Allemagne, on
peut croire qu’il formait une région indépendante de la
Lorraine de langue française. Il y avait au contraire de
très fréquentes relations entre ce bailliage d’Allemagne et
l’autre et il me semble qu’il n’est pas tout à fait exact
de déclarer que le bloc dans lequel entrait Metz, le Pays
Messin, ne connaissait pas les pays au nord et à l’esta