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dans lequel l’auteur expose ce qu’il entend par doctrine
mosellane.
En passant je signalerai une légère erreur. Parlant de
l’antique Mosellane. après avoir défini avec netteté ses origines
et montré que nul esprit national n’avait présidé à
sa formation, le général écrit :
« Au cœur de la partie française de cet ancien Empire
du milieu (ainsi que l’indique son nom Médiomatrice) se
trouve Metz. »
Le nom de Médiomatrice ne s’appliquait pas du tout à
la Mosellane, c’était celui d’une de ces confédérations gauloises
qui occupaient en effet le cœur de la Mosellane et
dont Metz était le centre (le milieu).
L'auteur précise les {rois étapes de la Monarchie française
dans sa marche en avant pour la constitution d’une
frontière entre elle et le Saint-Empire romain germanique.
Il ne mentionne pas pourtant que cet effort est pour ainsi
dire dominé par une intuition plus que par la conception
très claire d’une frontière telle que les Romains avee leur
esprit méthodique la comprenaient, et telle que les nations
du monde l’ont encore aujourd’hui. Le vrai destructeur de
la conception de la frontière c’est la Féodalité, suite des
mvasions barbares.
Inconsciemment, les rois de France sentent qu’il y a
là un travail urgent à accomplir et avec un esprit de suite
remarquable ils s’efforceront après avoir détruit les résultats
de la féodalité à l’intérieur, de les réduire à néant
dans cette vaste bande de pays entre Moselle et Rhin, où
faute d’une frontière marquée nâturellement sur le sol,
Louis XIV et Vauban s’efforceront de créer une frontière
militaire artificielle.
La première étape à franchir est celle de Metz, ou plutôt
des Trois-Évêchés: elle commence avant 1555 et se continuera
durant tout le cours du xvr® siècle.
La deuxième étape est celle de la conquête du Rhin
comme frontière de l’Est avec Strasbourg et l’Alsace, qui