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J’ai donc pensé qu’il était intéressant pour les lecteurs
du Bulletin des Amis de la Sarre de leur résumer ce livre
pour lequel on ne peut faire qu’un reproche à l’auteur,
celui de ne pas avoir développé plus à fond certains passages
de son ouvrage, notamment ceux où il expose sa
doctrine mosellane.
Une pensée touchante a fait dédicacer le livre aux quatre
de Lardemelle morts pour la France. Le maréchal Franchet
d’Esperey dont le général fut le chef d’état-major durant
la guerre a écrit la préface. Il commence par expliquer que
c’est Vauban qui a fourni à l’auteur son titre qui marque
toute l’importance militaire et politique de la cité qui,
non loin de la limite des langues, fut la barrière contre laquelle,
durant deux mille ans, vont se briser l’assaut des
barbares, puis celui du Saint-Empire germanique; puis
il montre qu’une des nécessités les plus urgentes est de
replacer Metz dans son milieu, c’est-à-dire de rompre l’odieuse
barrière que le traité de Francfort avait dressée
entre les deux parties de la France. Enfin le maréchal en
faisant connaître à quelle illustre famille appartient l’auteur,
une famille de grands Lorrains, montre que nul mieux
que son ancien collaborateur n’était mieux placé pour
écrire un livre nécessaire.
Dans un avant-propos le général de Lardemelle rappelle
que c’est le 1e" janvier 1922 que le siège du 6€ corps fut
transféré de Châlons à Metz. Dans les mains de l’Allemagne,
expose-t-il, la cité mosellane ne pouvait que dépérir.
L’illusoire sécurité rhénane (je dis illusoire parce
que à partir de 1922 la question était réglée) devait empêcher
pendant un temps la France d’avoir une politique
des frontières, ce qui devait avoir pour premier résultat
de reconstituer la Mosellane dans toute son homogénéi é.
Première mesure morale, que devait suivre la constitution
d’une barrière militaire dont Metz devait être le pivot.
L'ouvrage du général comporte trois parties : la doctrine
mosellane, la notion de sécurité, la restauration de Metz.