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de ce qui est le plus nécessaire. En même temps on fit
une visite au couvent de Tholey qui appartenait alors au
territoire de Deux-Ponts, on chassa les religieux et on
gonfisqua d’importantes valeurs.
Pendant le printemps on travailla beaucoup à notre
forteresse. Par l’entrée en campagne des alliés sur le Rhin
le danger augmenta, car sous la conduite du duc de Brunswick
et du général Wimpfen ils repoussèrent l’armée française
de la ligne de Wissembourg jusque sur la Sarre et
pénétrèrent jusque dans notre région. Au mois de juin le
comte Kalkreuth, avec une armée respectable, fit une
diversion sur Sarrelouis et s’avança jusque dans le voisinage
de la forteresse. Celle-ci n’était que peu préparée pour
une attaque et se vit par ce mouvement sérieusement
menacée. Les écluses furent ouvertes et, les environs inondés
et tout fut armé aussi bien que possible. Pourtant,
comme un siège sérieux ne pouvait avoir lieu alors sans que
l’on fût en même temps maître de la chaîne des Vosges et
qu’une telle entreprise aurait exigé un énorme service de
ravitaillement, des magasins considérables et outre l’armée
agissante, un corps d'observation important, l’armée
française qui se trouvait près de Landau et de Kaiserslautern
ne se laissa pas intimider. L’ennemi se borna d’ailleurs
à des allées et venues et ne tenta pas une attaque
risquée et hardie qui, à ce moment, aurait pourtant pu
réussir facilement.
C’est pourquoi aussi, dès que le premier danger fut passé,
la forteresse fut mise avec toute l’énergie possible en un
état de défense convenable. Une lunette fut aménagée
près des jardins et, en vue de plus amples desseins, les
fossés et les fortifications de ce côté considérablement
étendus. (Vingt-sept jardins furent réquisitionnés dans
cette intention.)
Une ambulance et une infirmerie furent installées dans
les bâtiments de l’ancien couvent des Capucins près de
Listroff, et la forteresse ravitaillée à nouveau pour quatre
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