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publiée de monter sur les remparts après le couvre-feu et
de s’approcher des canons même pendant le jour, parce qu’ils
étaient chargés et pourvus des munitions nécessaires.
La garde nationale, à cause de la faible garnison, dut
assurer le service intérieur. Des renforts furent demandés
à nouveau d’une manière pressante, mais à Ce moment il
ne fallait espérer aucun secours.
Le commissaire de la guerre, administrateur du département,
Wagner, un Sarrelouisien, s’efforça, de Paris, de
calmer les craintes de ses concitoyens et de leur ôter de
l’esprit l’idée d’un brusque coup de main; il leur recommandait
cependant une vigilance incessante, la défense
et l’honneur de la Patrie. Il promit que la garnison serait
renforcée dans le plus bref délai car les ordres nécessaires
étaient déjà parvenus à un bataillon.
Après avoir enlevé au Roi toute sa puissance, l’Assemblée
nationale chercha les moyens les plus efficaces pour
parer aux attaques menaçantes de l’étranger. Elle envoya,
à la frontière, des commissaires munis des instructions
nécessaires et de pouvoirs étendus.
Le 27 juin, le directoire du district annonça aux autorités
municipales de Sarrelouis que, dans un délai très court,
des députés de l’Assemblée nationale viendraient dans là
ville. Comme les représentants du pays désiraient donner
satisfaction aux justes réclamations du peuple tout en
obéissant à une conviction personnelle, le but de la commission
était d’examiner soigneusement la situation de la
ville en tant que forteresse-frontière, et celle du district
tout entier et les arrêtés que la commission prendrait se
substitueraient à la toute puissance des décrets. On attirait
l’attention du conseil municipal sur le fait que les
délégués devaient être reçus avec les honneurs dus à leur
rang. Quelques jours après, on se rendit à leur rencontre
en grande pompe. Ils s’installèrent dans les appartements
aménagés pour eux chez le maire, M. Gouvy et chez M. Rampalle.