da
trict avait à répondre directement de sa gestion devant
l’Assemblée nationale (1).
En mai 1790, les présidents des cantons furent priés,
par le maire de Sarrelouis, de dresser la liste des électeurs
et le mois suivant eut lieu la première élection du directoire.
À Sarrelouis même, le vote eut lieu le 24 juin à
7 heures du matin dans la salle des cadets. Les citoyens
avaient été priés de venir « sans armes et avec la tranquillité
qui doit régner dans une assemblée composée de
frères. »
Furent élus membre du Comité du district : MM. Barrault,
Altmayer, Fiscal, Ahneiser, Frantz.
Au même moment, la garde nationale fut formée avec
l’ancienne milice. Le 4 mai, une délégation de la garde
nationale du canton de Sarrelouis se rendit à la fête de la
lédération à Metz et au nom de ses frères d’armes prêta
à la constitution le serment prescrit.
Le 14 juillet 1790, en souvenir de la prise de la Bastille,
la Fête de la fédération fut fêtée dans tout le pays. C’est
avec grande pompe que la cérémonie fut célébrée à Sarrelouis.
Une foule de personnes se pressait dans l’église où
le 7e Deum fut chanté et le serment de fidélité à la constitution
prêté par les citoyens et les soldats au milieu d’une
fraternisation générale.
Pour rendre le souvenir plus vivant, dans le quartier du
marché, en face de l’hôtel de ville, avait été érigée une bas:
tille en miniature qui fut attaquée par les citoyens et les
soldats et détruite au milieu des cris d’une joie générale.
Aucun excès n’eut lieu ce jour-là ; les partis s’unirent en cet
(1) Chastellux affirme cependant (p. 99 de son livre) que; d’après le décret
du 22 décembre 1789 et la constitution du 3 septembre 1791, les adminisrations
des districts étaient entièrement subordonnées à l’administration
du. département.
Par contre, sous le gouvernement provisoire et révolutionnaire créé par
la Convention au lendemain de l’élaboration de la Constitution de l’an L,
les:administrations de: distriets furent bien- mises en correspondance immédiate
avec Paris et furent alors seules responsables de l’exécution des mesures
de sûreté générale.